Banda 2

Fiche technique

  • Taille
    Largeur : 20 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     42 cm.
  • Poids : 
    247 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fibres végétales.
  • Pays : 
    Centrafrique, Soudan du sud, République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Banda/Gbanda.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1910.
  • Autres informations :
    Ex collection Luc Lefebvre.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    African métal implement, p 28.
    The cutting edge p 73/77.
    De fer et de fierté p 106/107.
    Beauté fatale p 162

Synopsis

Coutumes ou Lois :

Chez les Banda, chaque village est commandé par un chef.
Mais il ressort de l’histoire connue de la race que l’anarchie la plus profonde a toujours régné dans toutes les tribus, celle-ci étant constamment en lutte pour le simple plaisir de s’entretuer, de se voler femmes et enfants.

Les grands chefs de tribus n’ont jamais eu une réelle autorité dans l’organisation politique et sociale.
Cependant il existe des lois coutumières, quelques punitions en usage depuis des temps immémoriaux.
Par ordre de gravité :

  • Le paiement, le prix du sang, les fers aux pieds, la flagellation, l’empoisonnement et la mort, ces punitions étant appliquées les faits constatés.
  • Le paiement punit le vol (quand il y a restitution immédiate) ou l’adultère quand la femme dénonce elle-même son amant ; dans ces deux cas, le dédommagement consiste en une dizaine de sagaies, une vingtaine de flèches et 3 ou 4 bracelets.
  • Le prix du sang, lui est payé par le meurtrier d’une personne, homme ou femme, tuée dans une tribu étrangère au chef du village auquel appartient la victime.
    Le meurtrier qui a supprimé une vie doit en rétablir d’autres : Il donne une jeune fille. C’est la seule façon pour lui de se tirer d’affaire.

Les fers aux pieds sont en fait deux petites poutres pesantes qui sont attachées à l’un des pieds du patient avec des lianes.
C’est le châtiment le plus généralement adopté pour le vol léger et pour l’adultère jusqu’à ce que le coupable ait payé tout se qu’il doit.
La flagellation se fait avec une longue branche flexible ou avec le cuir d’hippopotame que les Banda ont emprunté aux Arabes, «la courbache», ce que nous appelons la chicote.
Il y a flagellation pour provoquer des aveux, pour punir d’un vol important.

L’empoisonnement est une vengeance particulière, il semble ressortir d’après certains faits que le chef du village s’en servait à sa guise. Par exemple contre un administré ou un voisin qui menacerait sa sécurité. C’est surtout une sorte de droit politique, mais aussi un châtiment de droit commun.
Sont passibles des peines d’empoisonnement ceux qui ont violé le secret de la naissance, voire une femme prête à accoucher.
La mort immédiate est donnée par la sagaie.
Elle est prononcée contre l’homme adultère pris en flagrant délit,
celui qui refuse de payer le prix de l’adultère quand il est désigné par sa complice ou de payer le prix du sang.
La procédure est simple, le chef du village est arbitre et prononce la sentence. Le père du coupable l’exécute ; en cas d’empoisonnement ou de mort immédiate, c’est un homme désigné par le chef du village qui fait office de bourreau.

 

Descriptif de l'objet

Ces couteaux Banda avec leurs faces bombées augmentent leur fluidité dans l’air, grâce à leur forme aérodynamique.
De plus ils sont très légers par rapport à ceux de leurs voisins proches, les Ngbaka et les Ngombé.
Ce qui laisse à penser que les Banda se servaient très souvent de ces couteaux de jets, comme leurs voisins, les Zandé.

Celui-ci est le modèle le plus basique de forme; il n’a pas d’excroissance au milieu. Par contre les doubles pointes du haut sont ciselées d’un petit liseré d’une finesse magnifique.
La poignée en fibres végétale est ancienne, on distingue deux barrettes verticales de chaque côté sous le tressage.

    
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