Banda Mbugbu 5

Fiche technique

  • Taille
    Largeur : 26 cm au plus large. 
  • Hauteur :
    41,5 cm.
  • Poids : 
    272 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, Rotang.
  • Pays : 
    Centrafrique, Soudan du sud, République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Mbugbu,Yakpa, Wada, Gbodo.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1920
  • Autres informations :
    Intermédiaire Éric Claude.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Kipinga p 108.
    Waffen aus Zentral-Afrika p69.
    The cutting edge p 70/71.
    Afrikanische Waffen p86.

Synopsis

Les banda : des groupes individualistes. 

Les Banda vivaient, il y a plus de cent ans, en hameaux liés entre eux par des liens de parenté.
Lorsque les conditions démographiques le nécessitaient, les groupes se sont fractionnés d’eux-mêmes.
La première impression d’une société fortement structurée, que donne l’étude des Banda est superficielle, elle ne se prolonge pas sur le plan politique.
Il n’existe pas de dynasties de chefs, ni de classes dirigeantes comme chez les Azandé plus à l’est.
Certes il y avait des chefs et quelques pratiques collectives mais leur influence était limitée.
En réalité le chef de famille réglait ses affaires seul.

Jusqu’en 1915, ce peuple présente l’aspect d’une vie en autarcie, voire anarchique au centre de son petit lopin de terre défriché en brousse, tout le temps déplacé par l’épuisement des sols ou la menace des cavaliers du nord.

Chacune de ces familles était uniquement reliée à ses voisines par les cérémonies de funérailles, les échanges de femmes, etc..
L’articulation des clans et des tribus repose uniquement sur la filiation paternelle, elle n’a guère d’autre conséquence que l’exogamie qui se situe au niveau du clan.
Pour le lignage et en dessous, c’est surtout une classification commode, mise en place inconsciemment et érigée en habitude par les individus.

Guerrier Nubgbu « boubou » Région de Mobaye (haut-Oubangui).

Descriptif de l'objet

Beau couteau de jet à la forme particulière et bien décoré, une ligne de point continue redessine la forme de l’arme sur l’intérieur de la lame.
Une excroissance triangulaire prend naissance au centre des deux lames du haut, et son décor creux mais non traversant rappelle nettement le style Nzakara.

La pointe sommitale est nettement tronquée, a contrario, la lame partant à droite est longue et élargie à l’endroit de la rainure en lucarne
Le corps est assez épais et presque de section triangulaire avec un aplat central. 
La forge est belle est ancienne,  la face arrière est plane.
La poignée et habillée de fibres végétales en rotang (une sorte d’osier).

@ll@n