Budu 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 14,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     44 cm.
  • Poids : 
    440 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Congolais
  • Ethnies : 
    Budu.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1910
  • Autres informations :
    Ex collection Carlos Pieter.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Tribal arms monographs vol 1/n°3 p 44/45.

Synopsis

Frontières changeantes du Haut-Uélé


   Le Haut-Uélé est situé au Nord-Est de la République Démocratique du Congo.
Il fait frontière avec le Sud-Soudan et la République Centrafricaine.
Il avoisine l’Ituri côtés est et sud, puis l’Ituri et la Tshopo, le Bas-Uele à l’ouest.
Il comprend six territoires : Dungu, Faradje, Niangara, Rungu, Wamba et Watsa.
Il a subi des modifications de ses limites à l’époque coloniale soit du côté de la frontière avec la République Centrafricaine, soit celui avec le Soudan.
Les négociations avaient eu lieu entre la France, l’Angleterre et Léopold II, les trois puissances qui occupaient des territoires dans la région.

Pour l’État Indépendant du Congo, la frontière des trois provinces actuelles (le Bas-Uele, le Haut-Uele et l’Ituri) fut déterminée par deux conventions dont l’une était anglo-congolaise et l’autre franco-congolaise en 1894.
 
Traité du 12 Mai 1894 : par ce traité, l’État Indépendant du Congo avait acquis des droits des terres sur la province du Bahr El-Gazal et de l’enclave de Lado.
Etendue située à l’ouest du 30e méridien et également une bande de 25 kilomètres allant de la crête de partage Congo-Nil jusqu’au lac Albert et comprenant le port de Mahagi.
Léopold II allait en être le patron pendant toute la durée de son règne et l’État Indépendant du Congo bénéficierait du territoire pour une durée illimitée même après la mort du roi belge.
En contrepartie, l’État Indépendant du Congo cédait une bande des terres de 25 kilomètres à la Grande-Bretagne.
Celle-ci allait du point septentrional sur le Tanganyika jusqu’au point méridional du lac Albert.
Tout était bien entre les deux États.
Chacun avait sa part et personne ne cherchait à acquérir d’autres droits dans les territoires cédés.
 
Traité du 14 Août 1894 : À la suite de la signature du traité du 12 Mai 1894, l’Allemagne va protester.
Il va falloir trouver un compromis, et c’est ainsi que l’Angleterre renoncera aux avantages reçus du traité du mois de mai.
Les partis en conflit crurent avoir résolu le différend mais ce n’était pourtant pas vrai.
Lorsque la France prendra connaissance de la convention anglo-congolaise elle se montrera également irritée, surtout que la question de la délimitation des frontières sur l’Ubangi et sur le Bomu était restée en litige depuis presque dix ans.
L’État du Congo était alors obligé d’accepter un nouveau traité franco-congolais, cette fois signé le 14 août 1894.
Léopold II etait forcé de céder ses droits acquis lors de la convention du 12 mai 1894.
Le nouveau traité stipulera que la frontière entre la sphère d’influence française et l’État Indépendant du Congo était désormais délimitée par l’Uèle, le Bomu et la crête de partage des eaux du Nil et du Congo, puis jusqu’au Nil.
La frontière et les limites réelles ne furent renégociées que plus tard en 1923.
Et c’est ainsi que 1.200 km² passèrent du Soudan au Congo Belge, c’est-à-dire au Haut-Uélé.

Quel est le le point commun entre les provinces et les cours d’eau en R.D. Congo?
en apparence aucun mais à y regarder de plus près, on peut constater que les cours d’eau, par leurs hydronymes (noms), influencent la dénomination des provinces.

La carte ci-contre montre les cours d’eau qui ont donné leurs noms aux provinces.
Ils sont au nombre de 14 (11 rivières et 3 lacs) ayant donné leurs noms à 21 provinces sur les 26 que compte la R.D. Congo.

La rivière Kasaï détient la palme du nombre des provinces avec 3 (Kasaï, Kasaï-Central et Kasaï Oriental) suivie par les rivières Lomami, Ubangi, Uele et le lac Kivu avec respectivement deux provinces chacun.

Source Cong’eau Web.

Descriptif de l'objet

 

Sur ce couteau faucille de forge Budu, la lame assez courante est bombée sur son centre axial, recto-verso, cela rend la lame bien rigide.

La forge est ancienne avec des traces d’amalgame du métal, et rétrécie parallèlement en descendant jusqu’à son ergot.

L’axe de la soie se trouve donc centré par rapport à la poignée en bois.
Poignée que l’on retrouve également chez les Mangbetu, de forme elliptique et cylindrique avec un épaulement intermédiaire.

Une cordelette tressée de protection habille la partie basse entre l’ergot et la poignée.
La ligne d’affutage fait le tour complet de la lame jusqu’à l’ergot.

@ll@n