Mangbetu 2/1 B/L

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 18,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     36 cm.
  • Poids : 
    511 grammes.
  • Matériaux : 
    Laiton, bois.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Congolais.
  • Ethnies : 
    Mangbetu.
  • Période estimée : 
    Années 1910-1920
  • Autres informations :
    Ex collection belge.
    Ex collection Éric Claude.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale Jan Elsen p 190.
    Tribal arms monographs vol 1/n°3 p 34.
     

Synopsis

« Poterie d’art » vue par Lang


  Ce que Lang qualifiait de « poterie d’art » – une catégorie qui comprenait sans aucun doute la poterie anthropomorphe – se trouvait, à son époque, principalement dans la région de Niangara, où les contacts interethniques étaient nombreux.

Le cosmopolitisme de Niangara, ainsi que l’impact des nouveaux mécènes (européens), ont contribué à l’efflorescence des potiers anthropomorphes qui s’est produite à cette époque.
D’autres ont constaté une grande élaboration des formes de poterie chez les Mangbetu dans le dernier quart du XIXe siècle, mais ce n’est qu’à l’époque de Lang que la poterie anthropomorphe Mangbetu a été décrite ou collectée.
Les pots anthropomorphes que Lang a collectés, d’abord à Niangara (1910) puis à Medje (1914), comprenaient des exemples dont la forme et la surface étaient pratiquement identiques à celles des jarres à eau à long col fabriquées à la même époque, et probablement plus tôt, ce qui suggère que la tête a été ajoutée comme un embellissement à une forme déjà acceptée.
Les formes complexes hautement brunies du nord s’étendant vers le sud à partir de Niangara.

Herbert Lang est un zoologiste allemand, né le 24 mars 1879 à Öhringen dans le royaume de Wurtemberg et mort le 29 mai 1957 dans les environs de Pretoria.

Descriptif de l'objet

 

Pour ce trumbash Mangbetu du 2éme groupe, la lame est en laiton, certainement un alliage de cuivre.
La technique de forgeage utilisée sur cet exemplaire est riche d’enseignements.
Une multitude de petits coups de frappe nous fait miroiter une mosaïque marbrée de facettes dorées et ambrées selon les différents angles de lumière.
La lame est épaisse, les excroissances sont fortes, les trois trous ont leurs pourtours ciselés de petites encoches, le début de nervure est massif et donne une rigidité exceptionnelle.
Le manche en bois est classique du type 2.
Ce type de couteaux est assez rare est très recherché.

@ll@n