Momvu Budu 3

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 16 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     38 cm.
  • Poids : 
    297 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois.
  • Pays : 
    République Centrafricaine, Congo Brazza.
  • Peuple :
    Congolais.
  • Ethnies : 
    Momvu, Budu.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1910
  • Autres informations :
    Ex collec
    tion Éric  Claude.
    Collection Mémoire-africaine
    Réf. littéraires :
    Beauté fatale Jan Elsen p 24.
    Tribal arms monographs vol
    1/n°3 p24.

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Synopsis

       
      Le haut-Uélé et ses frontières 3
          Les peuples du Haut-Uélé


 LES AZANDE

Selon Jan Vansina, les Zande sont descendus de la République Centrafricaine.
Du territoire occupé par les Nzabaro ils ont établi leur premier royaume, dirigé par une dynastie ngbandi sur le Bas-Mbomu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Il se peut qu’ils soient même venus de plus loin, du lac Tchad.
Leur royaume déclina au cours du XIXe siècle.
Grâce au commerce d’ivoire et d’esclaves qu’ils entretenaient avec le monde arabe, leurs princes possédaient de magnifiques palais entourés de plusieurs enceintes protégées.
Le pouvoir des chefs Avungara était centralisé mais il s’organisa également un contre-pouvoir lié à la magie et à la divination, celui du mani.
Il faut noter que le terme « Azande » n’est pas une ethnonymie.
Il regroupe en son sein plusieurs peuples qu’on peut classer en deux groupes : les Vungura à l’est, qui sont les plus nombreux, et les Bandiya à l’ouest.
Certains de ces peuples furent complètement absorbés par eux et perdirent leur identité ainsi que leur langue.
Leurs noms tribaux se transformèrent en noms de clans de telle sorte qu’ils peuvent maintenant se considérer comme des Azande, et donc propriétaires de ces vastes contrées.
L’origine du terme « Niam-Niam » serait Dinka, peuple du Sud-Soudan, et signifierait dans leur langue : « peuple de la rivière » ou « ceux qui habitent entre deux rivières ».
D’autres groupes, proches des Azande, communément appelés les « Zandéisés », ont conservé une certaine conscience de leur identité originelle.

Parmi eux, il y a les Barambo, les Madhi, les Bangba, les Kare, les Sere-Baka, les Mundu et les Bari.
D’origine mythique, les Avungara et les Abandia/Bandiya, qui fondèrent des puissants empires dans l’Uele, font partie de la dernière grande vague de migrations venues du Soudan avant la conquête européenne pour s’installer dans la savane entre Mbomu et Uélé.
Le mythe des Avungara est celui de leur ancêtre Basanginonga qui aurait mis fin au despotisme du chef Ngura d’une dynastie précédente.
Ils ne disposaient pas d’une organisation politique centrale au départ sinon des groupes de guerriers indépendants.
Leur stratégie de conquête était l’imposition d’un système d’assimilation des vaincus.
Ils faisaient éclater les lignages de parenté des peuples vaincus par des mariages pour les assimiler et asseoir son autorité.
L’organisation politique des Azande était conçue sur un mode pyramidal et féodal.
Chaque royaume était divisé en provinces gouvernées par un chef.
 

                                        Chef Azandé. Photos Richard Buchta.

Descriptif de l'objet

 

Ce couteau de type faucille n’a pas d’excroissances sur le côté de la lame, ce qui nous indique une forge Momvu, Budu.
De plus, la ligne centrale partant du milieu de la soie et montant à la pointe de l’arme se trouve décalée par rapport au centre de lame où il y a les deux perforations.

Cela lui confère une partie plane bordée par l’angle de l’arête d’affutage.
L’arête affutée se trouve à l’intérieur de la courbe mais aussi sur la crête de cette arme atypique.

Une petite perforation se découvre dans la pointe de l’angle de crête.
La poignée est en bois avec une belle patine satinée.
La partie elliptique est habillée par une bande de fer enroulée autour d’elle.

Celle poignée rappelle l’aspect classique des poignées Mangbetu avec la soie qui traverse entièrement la poignée.

@ll@n