Ngombe 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 37,5 cm. 
  • Hauteur :
    44 cm.
  • Poids : 
    457 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fibres végétales et peau de reptile.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo, Afrique Centrale, Équateur.
  • Peuple :
    Bantou.
  • Ethnies : 
    Ngombe, Doko.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1930.
  • Autres informations :
    Arcurial Lyon.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 

    Kipinga p 137/139.
    De fer et de fierté p 156/157.
    Les couteaux de jets du sud, Luc Lefebvre p 65/67.
    Waffen aus Zentral-Africa p 59.
    Couteaux de jets ou la collection d’un peintre, Groupe 11.
    The cuitting Edge p 87/89.

Synopsis

Les gens d’eau

 

Les Ngombe sont un peuple bantou de la République Démocratique du Congo.
Ils vivent dans la province de l’Équateur dans le nord-ouest du pays.

On les nomme « les gens d’eau » car ils sont étroitement liés à la vie du fleuve Congo, ils pratiquent la pêche et l’agriculture sur les rives et font du commerce en amont et en aval.
Ils sont assimilés au groupe Bangala ainsi que les Budja, Poto, Doko, Mondunga, Pakabete, Benzale et Bozoki dans le district de la Dongala, ainsi que les Ngbandi, Ngbaka, Mbanza, Monzombo, Mwe, Libinza, Likoka Ngundu etc.. dans les districts Ubangi nord et sud.

 

Couple Ngombe avec lance et bouclier.  »1928″.

Descriptif de l'objet

Le couteau de jet présenté, de fabrication Ngombe et Doko est nommé Bwambwa, c’est une copie des couteaux de jets Ngbaka appelés Za.

En effet les Ngombe n’ont qu’un modèle de couteau de jet, il est travaillé de la même façon sur les deux faces, ce qui laisse à penser qu’ils n’ont pas été conçus pour être lancés.
La forme générale de ce couteau est la même que les exemplaires Ngbaka, cependant la largeur en est plus étirée, surtout la pointe avant ainsi que l’excroissance perpendiculaire.
Les deux faces sont identiques, il n’y a pas de face plane.
Les deux ont les mêmes ciselures, le même volume et les mêmes déclinaisons d’arêtes.

Le forgeage et les gravures sont typiques des couteaux Ngombé et Doko de la deuxième génération.

Les pièces anciennes avant 1920 sont rares, la majorité des pièces datent d’entre 1920 et 1970, les traditions ont longtemps perduré, surtout dans la région de Lisala.

Celui-ci n’a pas de gravure représentant les cercles ou les triangles des modèles Ngbaka, pourtant les Ngombé ont eux-mêmes emprunté ces motifs qu’ils ont ajoutés à leur propre répertoire.
Ce qui tend à penser que celui-ci est d’après 1920.
Celui-ci a la poignée entourée de fibres végétales, recouverte d’une peau de reptile.

Les ciselures sont composées d’une multitude de petits traits inclinés et parallèles, recto verso, et courant tout le long du pourtour de la tête de l’arme à environ un centimètre du bord.
C’est une arme assez volumineuse travaillée avec du fer de récupération.

@ll@n