Zandé Avungara 5

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 25 cm. 
  • Hauteur :
    45 cm.
  • Poids : 
    377 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fibre végétale.
  • Pays : 
    Afrique Centrale, Congo, Sud Soudan.
  • Peuple :
    Azande.
  • Ethnies : 
    Zande, Avungara, Barambo.
  • Période estimée : 
    Années 1900.
  • Autres informations :
    Intermédiaire Karl Martinenghi.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 

    Kipinga p 27.96/107.
    Afrkanische Waffen p 58.

    Âmes de formes, formes de lames. 
    Luc Lefebvre.
    The cutting Edge p 53/56.
    Couteaux de jet ou la collection d’un peintre. Gp 8

    Beauté fatale p 180.

    The African Throwing Knife S.P VIII.
    Blades of beauty and death. pl 6.

Synopsis

Les Azande : Peuples

Installés sur les confins de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), du Soudan du Sud et de la République Centrafricaine,
les Zande, ou Azande, correspondent à un groupe ethnolinguistique de près de 4 millions d’individus à la fin des années 1990.
Ils ne forment pas un peuple à proprement parler.
Il s’agit plutôt aujourd’hui de tribus vaincues, organisées et encadrées par une aristocratie militaire qui leur a imposé la langue et les coutumes zande.

L’origine des Zande est hypothétique.
Ils seraient venus de la région du lac Tchad et auraient vécu dans la région de Bangassou, où les Nzakara seraient leurs descendants, avant de s’établir entre les fleuves Ouellé et Bomou.
Passant autrefois pour anthropophages, ils étaient parfois désignés sous le nom de Niam-Niam.

La société zande se divise en deux classes très contrastées : les seigneurs (appelés bandja dans l’Ouest et avoungoura dans l’Est) et les serfs. Les Zande ont vaincu par les armes de nombreux petits peuples dispersés et faibles.
Dès qu’un peuple était vaincu, un Avungara était placé à la tête de la tribu, l’ancien chef ne conservant que ses attributions religieuses.

L’Avungara est chargé d’établir un impôt sur les récoltes et sur l’ivoire, de rendre la justice et surtout d’organiser une armée locale pour razzier les populations voisines non encore soumises. Cette forte organisation militaire explique la rapide expansion d’une petite minorité de conquérants.

Dès le milieu du 19e siècle, les Zande sont entrés en contact avec les commerçants arabes à la recherche d’ivoire et d’esclaves. Afin de renforcer leur potentiel militaire, les Zande recevaient en échange des fusils.
La traite a ravagé le sud du Soudan et les régions de l’Oubangui et de l’Ouellé pendant un demi-siècle, vidant cette zone de sa population.

Après avoir reconnu la souveraineté de l’Égypte en 1879, les sultans zande ont combattu les colonnes belges avant d’être eux-mêmes vaincus en 1896. Ils ont ensuite pratiqué une politique de collaboration avec l’autorité coloniale, ce qui leur a permis de maintenir leur ascendant sur leurs sujets.
Les filles étaient mariées très jeunes et parfois fiancées quelques heures seulement après leur naissance.

Les hommes du peuple n’avaient pas le droit de se marier au sein de leur clan ; mais il arrivait que des nobles se marient avec des parentes même très proches, comme des demi-sœurs du côté paternel ou leurs propres filles.

Chaque clan patrilinéaire est associé à un totem, et les Zande croient qu’à la mort d’un homme l’une des deux âmes dont il est crédité, l’âme du corps, se transforme en l’animal totem de son clan.

 

Guerriers Nyam Nyam Azande.

Descriptif de l'objet

Ancien couteau de jet Zande, forge ancienne, la tête en haut est assez compactée par rapport aux autres modèles.
L’ergot du bas très spécifique sur l’aileron est double et plutôt pointu alors qu’il est souvent arrondi.

Le corps sous la tête est percé en lucarne allongée, le couteau n’est pas très épais, mais assez rigide tout de même.

Ce couteau est peut-être la représentation d’un ancêtre, ce qui expliquerait sa noirceur.

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