Couperet Fang 1
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 15 cm au plus large.
- Hauteur :
47,5 cm. - Poids :
577 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois. - Pays :
Gabo, Guinée Équatoriale, Cameroun. - Peuple :
Fang. - Ethnies :
Fang, Ntumu. - Période estimée :
Années 1880-1920 - Autres informations :
Ex collection Luc Lefebvre.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
A venir
Synopsis
Le Gabon préhistorique
Au Gabon comme ailleurs, la préhistoire, c’est l’histoire de l’hominisation d’un singe dont le développement des facultés intellectuelles se traduit par la fabrication et l’utilisation d’outils rudimentaires, mais de mieux en mieux travaillés, lui permettant d’agir sur une nature dont il est néanmoins étroitement dépendant.
Cette préhistoire couvre une très longue période dont le début se perd dans la nuit des temps mais dont la fin coïncide avec l’apparition de l’industrie métallurgique qui, au Gabon, survient vers le VIIIe siècle avant notre ère.
Au cours de cette longue période préhistorique, la nature ainsi que l’homme ont subi de nombreuses et profondes mutations.
Durant la préhistoire, le milieu naturel dans lequel évoluait l’homme a constamment changé, principalement à cause des variations climatiques qui affectaient la terre.
Actuellement, le plus vieux document concernant la métallurgie du fer au Gabon est le four daté de 530 environ avant Jésus-Christ qui a été découvert dans le massif de l’Otoumbi (cl. R.Oslisly : préhistoire de la moyenne vallée de l’Ogooué. Éditions de l’O.R.S.T.O.M )
Descriptif de l'objet
Couperet du peuple Fang à lame légèrement évasée de base triangulaire très large avec évasement terminal formant un bout en arc.
La lame est épaisse, plane avec bord d’affutage en déclinaison.
L’intérieur est de couleur noire de chaque côté, avec le bord affuté couleur métal.
Cette partie noire est entièrement guillochée de marques en traits verticaux gravés dans le métal, formant un relief graveleux.
Le bas de lame a été coupé en réduction et ramené par forgeage, formant un bord plus épais de la base avant la naissance de la soie.
La soie entre dans sa poignée en bois sans la traverser.
La poignée est de base elliptique à chape triangulaire et bout terminal évasé pour former un cône plat en bout.
Le cône plat a une bordure gravée de petits triangles inversés tête-bêche avec un sur deux hachurés de ligne fines ; idem pour la partie plus longue évasée.
Le corps du centre de la poignée est divisé en plusieurs parties verticales, donc une sur deux est gravée de lignes parallèles.
La partie chape triangulaire côté soie est bordée d’un épaulement autour de l’intérieur qui est gravé également des mêmes lignes que la partie centrale.
Juste avant la soie, une partie triangulaire inversée à la lame est renforcée et arrondie sur le bord formant une forme légèrement creuse, suivie de la soie.
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