Couperet Tikar 2
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 9,3 cm au plus large.
- Hauteur :
56 cm, 57 avec fourreau. - Poids :
515 grammes, 965 avec fourreau. - Matériaux :
Fer forgé, bois, peau et cuir. - Pays :
Cameroun, Grasseland. - Peuple :
Camerounais. - Ethnies :
Tikar, Bamoun. - Période estimée :
Années 1920-1930 - Autres informations :
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Panga na visu, Manfred A. Zirngibl &
Alexander Kubetz p 54/61.
African metal implements/Weapons, tools and régalia p 21.
Synopsis
Histoire des Tikar
Certains croient que les Tikar viennent de la vallée du Nil, à l’époque pharaonique (similitude avec les coiffures royales).
Ils se seraient ensuite installés sur le plateau de l’Adamaoua avant de fonder il y a 8 siècles les royaumes actuels, dans la Plaine Tikar.
Les Tikar sont une population d’Afrique centrale établie au centre du Cameroun, bordée au nord et à l’ouest par le massif du Mbam et le plateau de l’Adamaoua dans la région du centre où vivent également les Bafia et à l’ouest les Bamoun, proches d’eux par leurs ancêtres communs, leurs structures sociales voisines et leurs langues.
D’autres, sans réfuter la première thèse, pensent que ce peuple tire son nom de l’expression Mboum «Tinkala-Je», signifiant « va t’en d’ici » lancée par le maître des lieux à un prince de la chefferie Mboum de Nganha.
Exilés avec frères et sœurs et nombre de notables et fidèles et grands guerriers, ils descendent vers le Sud essaimer un vaste territoire. Affranchissant « les Tumu » (idiome Tikar actuel), les Bamouns, les Bafia et les Bansô au passage et donnant lieu à de solides chefferies.
Descriptif de l'objet
Couperet des chefferies camerounaises Tikar, à lame rectangulaire avec étranglement évasé latéral.
Le bout est plus large à évasement extérieur formant un bout bifide.
La lame est épaisse avec la même combinaison que le précédent.
Elle est affutée sur tout le tour, sauf en intérieur de la partie bifide.
Cette lame est gaufrée de lignes verticales en rainures concaves et convexes en alterné, et de chaque côté de la lame.
La soie épaisse traverse la poignée et dépasse en étant repliée dans le bout en cuvette de la poignée en bois.
La poignée est en bois sombre, une grosse base cylindrique taillée similairement en haut et en bas avec ses pattes écartées.
Le corps central de cette poignée est sculpté de deux anneaux à arêtes superposées.
Cette arme possède un bel étui en bois de forme rectangulaire recouvert d’une belle peau de chèvre ou bovin.
Cet étui à deux anses latérales de chaque côté formant deux grandes oreilles.
Cette anse qui traverse l’étui de chaque côté est faite de rotang passant sous la peau d’habillage avec les anses recouvertes de rotang plat enroulé autour.
Le bas de l’étui est terminé par une tige en travers empêchant sans doute le ressèrement des deux plaques de bois formant le corps de l’étui pour éviter de pincer la lame et faciliter son retrait comme son entrée.
Cette tige de bois dépasse légèrement de chaque côté, les bouts sont couverts de cuir.
Très bel ensemble.
@ll@n