Haladie 2
Fiche technique
- Taille :
Largeur de lame : 3 cm au plus large.
- Hauteur :
48,5 cm, 52,5 avec étuis. - Poids :
220 grammes, 360 avec étuis. - Matériaux :
Fer forgé, bois, perles. - Pays :
Région Darfur, Soudan - Peuple :
Soudanais. - Ethnies :
Mahdiste, Derviche. - Période estimée :
Années 1880-1900 - Autres informations :
Ex collectionÉric Claude.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Armes traditionnelles d’Afrique, Tristan Arbousse Bastide.
Revue française d’histoire d’outre-mer,David, Philippe1988.
« Le Soudan et l’État mahdiste sous le Khalifa Abdullahi (1885–1899) ».
Billen & Claessens 2021.
Unû, Prestigious African Weapons, Bruxelles, s.éd., 2021.
Islamic and native weapons of colonial Africa,
1800-1960 Anthony C. Tirri p 39
Synopsis
Origine et évolution Haladie
Indes : quelle est l’histoire du couteau Haladie ?
Cette arme était utilisée par les guerriers des clans indiens Rajputs et servait à la fois de lame tranchante et de perforation.
Certaines haladies étaient dotées de pointes sur un côté du manche, à la manière d’un poing américain, tandis que d’autres possédaient une troisième lame.
Dans certains cas, les lames principales étaient dentelées.
Il existe plusieurs variantes de l’haladie , chacune avec des caractéristiques uniques :
– haladie à un seul tranchant : présente un bord tranchant sur un côté de chaque lame, tandis que l’autre côté est plat ou émoussé;
– haladie à double tranchant : les deux côtés de chaque lame sont affûtés, permettant des techniques de combat polyvalentes.
Au-delà de son utilité pratique à la guerre, l’haladie symbolisait également la prouesse martiale et le statut social.
Les haladies richement décorées étaient souvent portées par la noblesse et les chefs militaires, témoignant de leur rang et de leur habileté au combat.
Ces armes ornementées étaient des biens précieux, parfois transmis de génération en génération comme héritage familial.
Afrique : Les armes blanches mahdistes
On sait que les Arabes soudanais ont produit ces armes en grandes quantité dans les villes d’Omdurman et de Khartoum, mais aussi à al-Obeid, au Kordofan, et à al-Fasher, dans le Darfour.
Certains exemplaires ont été retrouvés dans des territoires très éloignés du Soudan : à Kisangani (RDC), dans l’est de la République Centrafricaine et jusqu’au lac Tchad.
Si certaines fabrications sont rudimentaires, à partir de simples plaques de métal découpées, à l’inverse d’autres sont forgées de manière très ouvragée, avec l’utilisation d’argent et des incrustations de cuivre.
Il en est de même pour les poignées qui peuvent être recouvertes de simples bandelettes de cuir ou de peaux de varan et de crocodile.
Certaines semblent copiées sur des armes déjà existantes au sein de groupes ethniques du Soudan et des pays voisins, alors que d’autres semblent directement importées ou copiées du Moyen-Orient.
Elles sont tout autant utilisées pour combattre, montrer son pouvoir et son prestige, être arborées lors de cérémonies ou être portées comme des talismans.
Descriptif de l'objet
Ce couteau haladie possède deux lames toujours à pointe inversées, comme le précédent.
Toutefois les lames sont un peu plus fines et la poignée centrale est en bois, entièrement recouverte de rangs de perles.
Ces perles sont de grosseurs différentes et fixées par rangs successifs, de couleurs grenat, bleue, noire.
Quelques rangs sont alternés de perles blanches et rouges grenat.
Trois rangs rouges sont agrémentés de quelques perles plus grosses, couleur argent un peu translucide et réparties sur le tour, dont un tour au centre de la poignée.
Une frange de perle pendantes est fixée sur le tour de chaque côté de poignée.
Les lames couvertes d’écritures thuluth sur les deux faces sont protégées par leur étui respectif en cuir brun.
Ces étuis sont couverts sur un tiers central des mêmes perles que la poignée.
Une cordelette en fibre est fixée sur les deux étuis les reliant entre eux.
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