Lance-pierres Mossi 2

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de jambes : 6 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     20,5 cm.
  • Poids : 
    87 grammes.
  • Matériaux : 
    Bois.
  • Pays : 
    Burkina Faso, ghana.
  • Peuple :
    Burkinabé.
  • Ethnies : 
    Mossi, Sénoufo.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Ex collection Pétra Davo, Autriche.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    A Définir!.
    .

Synopsis

Coutumes et traditions funéraires 1
Croyances sur la mort.

Les Mossis sont un peuple d’Afrique de l’Ouest établi au centre du Burkina Faso, au nord du Ghana, du Togo et du Bénin.
L’idée de Dieu se retrouve partout dans le mode de vie du peuple Mossi. Dieu est pratiquement omniprésent dans les discussions entre individus, toute action s’effectue sous sa protection et selon sa volonté.
Pour les Mossis, la mort ne représente que la disparition physique, le corps disparaît seulement de la vue des siens. 
Tout en étant invisible, l’esprit ou l’âme continue d’exister dans un monde diffèrent et sous une autre forme. 
L’âme part vers le lieu de rassemblement des âmes. Elle est de couleur blanche, très agile, identique aux formes humaines et se déplace rapidement à l’envers. 
Les Mossis considèrent que tous les objets possèdent une âme, et par conséquent tout ce qui est offert à un défunt sur terre part le rejoindre dans le pays des âmes.
Pour mettre l’âme du mort sur le chemin de l’au-delà, ils sacrifient des animaux et offrent du sucre, du sel. 
Ils donnent aussi de l’argent. 
Ainsi, sur la route vers le monde des ancêtres, le mort peut s’acheter de l’eau à boire.
 
Ceux qui ont eu une bonne mort s’appellent les morts noirs. 

Il s’agit en général des personnes âgées, qui laissent derrière des descendants, de ceux morts suite à une maladie ou morts à proximité du village. 
Les rites effectués en l’honneur des morts noirs sont très longs et complexes. 

Ils se composent de nombreuses cérémonies et veillées funéraires qui facilitent l’accès au statut d’ancêtre.
La cérémonie publique de l’enterrement s’achève par la danse du masque noir. 
Les initiés qui les portent invoquent les ancêtres pour qu’ils accueillent dignement celui qui est en train de les rejoindre. 
Pour les morts noirs, d’autres funérailles sont organisées plusieurs mois, voire plusieurs années plus tard (trois mois ou trois ans pour un homme et quatre mois ou quatre ans pour une femme). 
Le moment est choisi principalement en fonction des moyens financiers de la famille.

Sources :

Jean-Marc Durantel, La danse du masque noir. Rites funéraires des Mossé du Kadiogo (Burkina Faso)

Alice Degorce, « Saluer la souffrance », Représentations des défunts et réseaux de relations dans les rites et les chants funéraires des Moose de l’Ouest (Burkina Faso)

Eugène Mangin, Les Mossi. Essai sur les us et coutumes du peuple Mossi au Soudan Occidental

Descriptif de l'objet

 

Lance-pierre anthropomorphe Mossi.
Ce lance-pierre est bien droit avec un visage ovalisé à la bouche et le nez sur base triangulaire avec deux yeux percés non traversant et scarifications frontales, verticales en forme de triangles renversés.
De profil, la coiffe demi-circulaire est couronnée par une crête sommitale striée de flashs.
Les oreilles sont bien en relief et présentent un petit trou.
Le cou est haut, cylindrique, posé sur un corps où pointent deux seins sur un tronc s’agrandissant au fur et à mesure pour former les deux jambes.
Ces deux jambes sont assez larges et pas très écartées.
Des dessins typiques de la culture Mossi sont scarifiés sur l’abdomen.
 
Belle et ancienne patine sombre de manutention.

@ll@n