Couperet Tikar 4
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 8,5 cm au plus large.
- Hauteur :
57 cm. - Poids :
377 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois. - Pays :
Cameroun, grasseland. - Peuple :
Camerounais. - Ethnies :
Tikar, Bamoun. - Période estimée :
Années 1930-1940 - Autres informations :
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Panga na visu, Manfred A. Zirngbl &
Alexander Kubetz p 54/61.
Africa metal implements/Weapons, tools and regalia, p 21.
Synopsis
Chefferies Tikar 3
Le peuple Tikar est une population nouvelle, métissée car traditionnellement conquérante.
Depuis la fin du siècle dernier, les Tikar ont fait l’objet de controverses en tant qu’ethnie distincte, bien que la continuité de leur implantation soit attestée sur le sol camerounais depuis le XIXe siècle au moins.
Les recherches récentes ont permis d’établir que le terme « tikar » est très probablement dérivé d’un sobriquet de renvoi initialement dévolu à des princes chassés de leur territoire d’origine mbum.
Un renversement sémantique s’est opéré peu à peu : la dénomination politique, jadis péjorative, caractérise aujourd’hui précisément cette ethnie qui la revendique désormais avec fierté.
Les Tikar actuels peuvent donc être vus tels des renégats assumant leur statut.
Ils sont issus d’un long processus de métissages ethniques avec des populations diverses, rencontrées au cours de migrations successives.
Ils ont ainsi fusionné progressivement avec les populations autochtones, tandis qu’ils s’installaient pacifiquement sur leurs territoires.
L’idée maîtresse est que cette population originaire de savane (venue de territoire mbum, classiquement patrilinéaire) s’est peu à peu implantée et accoutumée à un écotone forestier (tumu, aux coutumes matrilinéaires).
A ce titre, les Tikar se reconnaissent toujours aujourd’hui comme les descendants métissés de ces deux communautés, distinctes à bien des égards.
Réf : Tikarology. (Crédits-©MathildeAnnaud-Tikarology-2012)
Descriptif de l'objet
Couperet des chefferies Tikar, Bamiléké à lame pas très épaisse.
Cette lame est bifide en bout, elle s’élargit puis, ces deux pointes s’enroulent formant une boucle et se resserrent dans un face-à-face formant un vide presque rond.
Le corps de lame est ciselé de lignes verticales suivant la forme de la lame en s’écartant au milieu pour placer des ciselures de formes géométriques et hachurées.
La partie vide intérieure entre les deux pointes est ciselée sur son bord de lignes brisées suivant la courbe, ceci en recto-verso pour l’ensemble.
La lame est à peine affutée sur tout le tour, sauf en intérieur de la partie bifide.
La soie traverse la poignée et dépasse en replié dans le bout en cuvette de la poignée en bois.
La poignée est en bois léger sur une base cylindrique, mais elliptique à deux branches au départ.
Elle se termine en bout par une partie conique large en forme de toupie évasée et creuse en bout en forme de cuvette.
Une partie basse de la poignée est ciselée de groupes de lignes parallèles, ainsi que le pan évasé supérieur de la forme toupie.
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