Ngata 4
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 8 cm au plus large.
- Hauteur :
48 cm. - Poids :
440 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, ois, cuivre, laiton. - Pays :
République Démocratique du Congo. - Peuple :
Bantoue. - Ethnies :
Ngata. - Période estimée :
Années 1900-1920 - Autres informations :
Intermédiaire Éric Claude.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Tribal arms monographs vol 1/n° 2 Christian Gosseau
Beauté fatale, armes d’Afrique centrale Jan Elsenp 128.
Synopsis
La faube chez les Wangata
La faune Wangata compte à peu près tous les représentants de la faune équatoriale.
L’éléphant n’y occupe la première que par la taille ; le léopard et le guépard y sont communs.
Les antilopes sont assez bien représentées par cinq ou six variétés dont nous ignorons le nom scientifique.
Le cochon sauvage, en raison des déprédations auxquelles il se livre dans les plantations du Wangata, est l’objet d’une chasse acharnée.
Mais la forêt est surtout habitée par un peuple de singes d’espèces variées ; les grandes espèces n’y sont représentées que par le chimpanzé, dont on ne rencontre d’ailleurs que de rares individus.
L’aigle gris est connu du Wangata, qui dit que le roi des airs se nourrit exclusivement de singes.
Il existe deux sortes d’éperviers : le grand épervier – assez rare – et le petit épervier, dont l’audace est grande ; il ne se passe guère de jour que celui-ci ne fonde sur un poisson, en plein village, et ne l’enlève.
On rencontre de nombreuses espèces de serpents.
Le wangata en éprouve une grande crainte, il les croit tous venimeux ; cependant nous n’avons jamais entendu parler d’un seul cas de décès résultant d’une morsure de serpent.
Les perroquets sont nombreux : il sont gris, à queue rouge.
Il existe d’innombrables espèces de coléoptères.
La fourmi blanche se rencontre partout.
La grosse fourmi rouge développe ses interminables caravanes à travers la forêt et le marais.
Le moustique pullule dans les villages riverains ; à l’intérieur, les maringouins minuscules nous harcèlent matin et soir.
Le cancrelat et la djique* règnent en souverains dans les habitations.
* La djique (puce-chique « Tunga penetrans »), provoque la tungose ou sarcopsyllose qui est une maladie parasitaire de la peau.
Réf : Les Wangata ( tribu du Congo Belge)Lieutenant Engels chef de secteur. 1912.
Descriptif de l'objet
Couteau de type exécution, pas très long et à double tête resserrée et allongée, probablement Ngata.
Ce couteau possède une lame épaisse avec un un corps légèrement bombé sur son axe central qui se termine en pointe effilée.
Le corps de cette arme enfle au départ de la soie pour s’étrangler en diminution lente avant de former une tête plus large à double pale allongées se rabattant vers le centre resserré en se touchant presque.
La forme de cette tête est très ovalisée par la longueur des deux pointes revenant face à face.
A l’intérieur de cette tête en bout central de la ligne axiale se trouvent une pointe courte.
Le centre de la lame, en haut du corps et au dessus au niveau du départ de tête, se trouvent deux perforations en lucarnes allongées centrées sous l’espace des deux pointes.
Chaque côté du centre de lame est décoré de flashs croisés le long du centre qui est lisse et monte sur le côté intérieur des deux pales jusqu’en haut.
Le bas de lame ainsi que la poignée est habillée d’une plaque de cuivre enroulée.
Le corps de la poignée possède un habillage de bande de fer patinée en noir et de chaque côté une bande de cuivre.
Le bout de poignée se compose d’un évasement recouvert d’une feuille de laiton pointé, d’un plat et d’un tenon conique inversé.
La partie plate autour du tenon est recouverte de feuille de zinc pointé également.
Cette arme me parait très ancienne et très utilisée.
@ll@n