Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Khodmi 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 11,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     36 cm et 38 cm avec fourreau.
  • Poids : 
    177 grammes et 228 avec fourreau.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, cuivre, zinc, corne de chèvre, bois et cuir.
  • Pays : 
    Algérie.
  • Peuple :
    Berbère .
  • Ethnies : 
    Berbère.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Ex collection française, Sens.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Éric Claude, le petit catalogue des armes blanches Marocaines et Algériennes, p. 222/227, Année 2020.

Synopsis

Les couteaux Khodmi 1

Le mot algérien Khodmi se traduit en français par couteau fixe (qui ne se plie pas).
Ce couteau, développé au début du XXe siècle et largement importé en Europe, est aussi appelé « Bou Saadi » en raison de son lieu de fabrication l’oasis de Bou Saada, surnommé la « porte du désert » et situé à 240 km au sud-est d’Alger.
Le Khodmi est un couteau usuel, il sert aux travaux journaliers et à l’abattage des moutons.
Sa lame a un dos droit chanfreinée sur ses deux tiers pour former un faux contre-tranchant.
Sur une face, la ligne de coupe est délimitée par une rainure gravée jusqu’à la pointe.
Comme sur les Flissa, la soie, la fine virole octogonale et la lame sont forgées d’une même pièce d’acier.
Les décorations trouvées sur ces lames se résument à des poinçons seuls ou encadrant un ou plusieurs cercles teintés, soit d’une matière rouge, soit d’inclusions circulaires de cuivre ou de laiton.

Texte : Éric Claude


    Chasseur portant le Khodmi – A Hunter wearing the Khodmi, Etienne Dinet 1902.

Descriptif de l'objet

 

Ce couteau Khodmi est très rare et atypique à cause de sa poignée qui est courbe alors que normalement ils sont droits.
La lame est si peu courbée que je le laisse dans les couteaux à lame droite.
Seul un côté est affûté, la ligne d’affûtage est marquée d’une rainure jusqu’à sa pointe.
Le dos est plat et épais, les trois quarts du dos sont chanfreinés sur ses angles d’épaisseur jusqu’à sa pointe. 
Les faces sont gravées de décorations en vagues, d’arcs de cercles, de poinçons de couleur rouge et noire.
La partie la plus épaisse du dos, avant la soie, est gravée de tirets, de lignes brisées, de croix.
Avant la soie se trouve un épaulement, plus petit en largeur que l’épaulement en talon.
Le bas de la poignée est fendu en encoche pour l’emplacement de la soie, le tout est maintenu par un enroulement de fil de zinc (ou fer) alterné avec du fil de cuivre tressé.
La poignée est taillée dans une belle corne couleur or, avec deux faces plates mais courbes, en suivant certainement la forme naturelle de celle-ci.
Côté enroulement, la poignée est plus épaisse et diminue en montant jusqu’au bout, alors que la largeur augmente au départ puis        puis produit deux excroissances d’où part la courbe de la poignée et redescend en largeur.
Les deux faces plates de la corne sont poinçonnées de cercles gravés et pointés au centre.
Ces cercles sont de couleur rouge et bleu en alternés
Une perforation dans la corne au dessus de l’enroulement métallique permet le passage d’un lacet de cuir qui, lors de la prise en main, passera autour du poignet pour éviter à l’arme de glisser des mains.
Cette arme possède un beau fourreau composé de deux parties de bois gainées de cuir rapproché et cousue derrière.
Ce fourreau est gravé de décors géométriques sur sa face avant, il possède un anneau fixé en haut pour passer une sangle d’accrochage.

@ll@n