Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Mbum 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de lame : 9,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     67 cm.
  • Poids : 
    478 grammes.
  • Matériaux : 
    Bois.
  • Pays : 
    République Centrafricaine, Cameroun, Tchad.
  • Peuple :
    Ougandais.
  • Ethnies : 
    Mbum, Pendé.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Ex collection Luc Lefebvre.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale armes d’Afrique centrale, Jan Elsen p 225.
    Fatal beauty, traditional weapons from central Africa p 229.


Synopsis

Les Mbum du nord Cameroun

A la fin du XVIIIe siècle, le royaume des Foulbè de Sokoto guerroyait contre celui du Bornou.
Cette guerre chassa vers le sud les Babouté qui, un peu plus tard, furent de nouveau refoulés plus au sud par les Laka et les Mboum ou Mbum, chassés eux-mêmes par les Foulbè.

Les Mbum abandonnèrent les haut plateaux de Ngaoundéré, se retirèrent en plusieurs groupements mais leur résistance aux armées Peul leur valut un traitement de faveur.

Et, tout en se reconnaissant vassaux des Lamibé Foulbè, auxquels ils payent la zakkat qui prend là-bas le sens d’un impôt civil et auxquels ils doivent un certain nombre de prestations, il ont réussi à conserver intacte leur organisation politique et sociale, sous le commandement de leurs propres chefs.
Pour consacrer leur alliance avec ces populations énergiques qu’ils avaient difficilement repoussées, les Lamibè épousèrent des femmes Mbum et le résultat de plusieurs générations de mariages mixtes est que le Lamido de Ngaoundéré a dans les veines plus de sang Mbum que de sang Peul.
Les Mbum qui, à l’arrivée des Foulbè, entre 1802 et 1852, occupaient la région centrale de l’Adamawa, venaient, si l’on en croit leurs légendes, de l’est.
On pense généralement que les populations Junkun du Nigéria et Tikar de l’ouest-Cameroun leur sont apparentées.

Les Tikar racontent en effet qu’ils se séparèrent un jour de leurs frères Mbum à la suite d’une palabre portant sur une affaire de bétail.

Chassés par le mot tinkari (va-t-en), ils seraient partis vers Tibati et auraient gardé ce surnom.
Les villages Tikar de Bankim et de Bandam déclarent avoir été fondés par les Mbum.
Les Mbum eux-mêmes reconnaissent avoir des liens de parenté ou d’alliance avec les Tikar et les Laka ; les premiers auraient la même origine qu’eux.
 
 Réf : J.C Froelich journal des Africanistes : année 1959.

 

Descriptif de l'objet

 

Belle épée provenant du peuple ougandais, ethnie Mbum.

Voici une belle lame assez usagée avec un beau renfort central à épaulement, raidissant efficacement cette lame.  

Cette lame de bonne largeur côté chape nous présente un long étranglement symétrique du corps pour finir sur sur bel évasement extérieur plus large que sa base et une superbe pointe en galbe long intérieur.
Cela produit deux excroissances angulaires sur sa partie la plus large. 

La poignée démarre avec une chape triangulaire elliptique  surmontée d’une partie cylindrique pour finir avec un croissant  plus large avec les pointes en l’air.

La chape est recouverte, sur sa face avant, de clous dits de tapissier en laiton.

@ll@n