Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

Vous êtes le

ème visiteur

Dan Bassa 2

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 18 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     35 cm.
  • Poids : 
    670 grammes.
  • Matériaux : 
    Os d’éléphanteau, bois, aluminium, laiton, fibre végétales.
  • Pays : 
    Libéria, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sierra Léone.
  • Peuple :
    Bantoue, Bassa.
  • Ethnies : 
    Dan Bassa.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Ex Galerie Bruno Mignot.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    A venir.
    Une hache du même type était exposé au Musée d’Abidjan en Côte d’Ivoire.
    Mais je ne sais si elle est encore existante !
    .

Synopsis

Les Dan Bassa du Libéria

Le peuple Bassa d’avant la colonisation avait une structure sociale de type patriarcale fortement hiérarchisée. 
Cette structure consistait en neuf classes sociales distinctes. 

Au sommet de la pyramide, se trouvaient les chefs de clans ou chefs de tribus (bakaambock), puis suivaient les membres des assemblées politiques et grands électeurs (bambombok), ensuite les hommes religieux ayant l’autorité de réviser les lois du mbok et le renvoi du Nkaambock (bangéngé), puis les princes de sang royal (dikoo di mbock), les notables (banjehjel), les enfants (bonge), les femmes (bôda), les esclaves (minkol), les captifs (minyon). 

Cependant, l’organe exécutif du village était constitué d’un nkaambock et de huit dikoo di mbock. 
Au niveau de la famille nucléaire, on trouvait cette même organisation à la fois patriarcale et matriarcale. 
Ainsi, selon certaines sources, la famille comprenait le chef de famille (san mbay), ses fils, ses filles, ses femmes, leurs enfants, les domestiques et les esclaves. 
Par la suite, venaient les cousins, les cousines, les neveux, les oncles, les tantes, la belle-mère, le beau-père, les belles-sœurs et les beaux-frères.

Le village était un regroupement de plusieurs familles. 

Le chef du village (mbombok) était en général issu de la famille la plus ancienne et la plus importante au sein du village. 
Son pouvoir auprès des siens était illimité et ne pouvait être remis en question. 
Il était le garant de la coutume et de la tradition, rendait justice et présidait les expéditions de razzia et de guerre. 


                                         Maternité Dan Bassa.Libéria.
Collection Mémoire-Africaine.

 

Descriptif de l'objet

 

Petite hache de cérémonie anthropomorphe Dan Bassa, un peu plus conséquente que la précédente..
Le travail est aussi surchargé que sur l’autre mais elle est un peu moins ancienne. 
Le corps principal est en os d’éléphanteau avec au bout, côté haut, une pièce de bois en forme de bulbe presque sphérique, les côtés étant moins ronds.
Ce bulbe est entièrement recouvert de gros clous de laiton et d’une ligne de clous à tête rectangulaire espacés sur la ligne de crête.

Une petite lame rectangulaire à étranglement latéral traverse la tête en dépassant à peine derrière.

Pas très large, assez épaisse se terminant en arc évasé avec une ligne brisée ciselée sur la bordure haute et basse de la lame et côté entrée dans le bulbe.
Toutes les ciselures sont répétées sur les deux faces.

Sur l’autre extrémité, une superbe tête Dan est sculptée d’une face rappelant les masque Dan classique.

La coiffure est classique des Dan, mais, avec deux bananes tressées plus importantes et écartées vers l’extérieur laissant une raie plus importante au milieu et redescendant sur la nuque.
Au centre, une frise ciselée en épis sépare les deux bananes et les côtés de la coiffure sont sculptés en double étage de lignes parallèles en biais.  
La jonction des deux pièces se fait à l’aide de fils de cuivre enroulés autour du bois et de l’os, côté visage, et fibres végétales côté bulbe.
Rajoutées par dessus on trouve des deux côtés : bague de cuivre, d’aluminium, d’aluminium torsadée doublée en cuivre et deux anneaux en laiton à trois excroissances en boules rondes.  
Une lanière en fibres tressée fixée dans le cou de la tête sculptée sert de poignée.

@ll@n