Songyé Nsapo 2 (G4)
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 22 cm au plus large.
- Hauteur :
43 cm. - Poids :
767 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois, peaux de varan. - Pays :
République Démocratique du Congo. - Peuple :
Bantoue. - Ethnies :
Nsapo, Songyé. - Période estimée :
Années 1900-1930 - Autres informations :
Gilbert, Antiquaire Amilly Loiret.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Islamic and native Weapons of colonial Afrika,
1800-1960 p 362. Anthony C. Tirri.
The Ornate Implement.
Synopsis
Les croyances bestiaires
Songyé suite
Les coquillages cauris et conus :
Dans les mythes d’origine kalebwé, les cauris sont mentionnés à propos des deux fils de Mutombo Kiobolo.
L’un d’eux, Ilunga, établi près du lac Moero, choisit de récolter dans l’eau du lac les conus, kilase, et les cauris, mambélé.
L’autre fils s’occupait de la forge mais un jour il récolta un conus et, sur le conseil paternel, le garda comme insigne de pouvoir.
Une dispute éclata entre les deux fils et Ilunga de sépara de son frère.
Il remonta le Lomani et s’établit dans la région de Samba.
Nombre d’effigies sculptées ont des yeux en cauris.
Ces coquillages, connus à travers toute l’Afrique noire, servaient de monnaie d’échange et contribuaient à renforcer, sans doute par leur valeur économique, le statut de l’autorité.
Chez les Songyé, il est lié au mythe d’origine des Kalebwé et a principalement une signification de pouvoir.
Le conus kilase ou kilungu était taillé au-dessus de sa base circulaire.
Sur celle-ci apparaissait une large spirale.
C’était un symbole lunaire soulignant la continuité à travers les générations.
Le conus imperialis était porté sur la poitrine ou le front par les grands chefs et se retrouvait aussi sur les grandes statues.

Aire de l’utilisation monétaire des cauris. Au total, ce sont neuf pays qui sont concernés par l’utilisation monétaire des cauris. Plusieurs millions de captifs y furent achetés en échange de ces coquillages,
Carte extraite de Hogendorn Jan et Johnson Marion, The Shell Money of the Slave Trade, Cambridge, Cambridge University Press, 1986, p.108.

Le cauris est un petit coquillage semblable à de la porcelaine.
Dans la culture africaine traditionnelle, les petites coquilles bosselées ont une valeur spirituelle et même monétaire importante.
Descriptif de l'objet
Belle hache du 4ème groupe à lame non symétrique à deux branches principales et une torsadée d’un bout à l’autre.
Cette hache possède une branche centrale désaxée par rapport au centre de la lame pleine.
Elle est doublée à l’emplacement de ses deux longues figures kifwébé et collée dos à dos.
Les deux têtes sont en fort relief, de section arrondie, seuls les yeux et la bouche apparaissent, le front est bombé.
Cinq têtes sont présentes sur cette arme, deux sur la branche droite, jumelées sur la face arrière, ce qui en fait quatre et une seule centrée sur la branche basse de la face avant.
Le bout de lame pleine est arquée et se termine en bas avec une pointe extérieure, et en haut en partie arrondie.
La branche supérieure torsadée est en courbe importante vers l’intérieur et colle pratiquement a la branche centrale.
Elle est fixée un peu avant l’arrêt de la ligne de point, ce qui donne une lame à volume asymétrique et relevée en bout.
Le manche a son bulbe plutôt allongé à côtés légèrement bombés puis continue sur une lancée cylindrique pour finir en bel évasement final.
Il est entièrement recouvert de peau de varan cousue.
Le fer plein est gravé d’une ligne de points qui s’arrête un peu avant la partie ronde du bout.
Classement par groupes des haches Songyé Nsapo.
G1 : Lame pleine.
G2 : Cuivre et laiton.
G3 : Haches à branches.
G4 : Haches asymétriques.
G5 : Haches atypiques.
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