Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Songyé Nsapo 1 (1)

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 22 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     40 cm, manche 36,5 cm.
  • Poids : 
    506 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois, cuivre.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Bantoue.
  • Ethnies : 
    Songyé, Nsapo.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Antiquaire « Delcampe ».
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale Jan Elsen p 211.
    The Ornate Implement.
    Kilonda, haches des Songyé et voisins. Luc Lefebvre

Synopsis

Les croyances bestiaires 
Songyé (suite)

Les carapaces de tortues, les coquillages.

Animal lié à la pluie et à l’orage, modèle de sagesse et de ténacité, la tortue se retrouve dans de nombreuses cosmogonies bantoues.

Sa carapace est présente sur plusieurs effigies.
Elle sert de récipient à des remèdes de tous genres.

Chez les Lunda, elle porte des charmes de chasse ; placée sur le toit des cases, elle a la propriété de les protéger de la foudre et même des pluies excessives.

Chez les Tchokwé, « le remède de vie » est déposé dans la calebasse.

Les coquilles d’escargots, achatina, parfois accumulées sur une même statue, évoquent une autre face de la symbolique songyé.

Leurs formes en spirale et en cercle renvoient à la création du monde.
Récipients de charges magiques, ces coquilles étaient portées en collier.
Elles apparaissent aussi sur des objets luba, entourant une calebasse surmontée d’une figure féminine et remplie d’ingrédients magiques.
Ceux-ci lient les membres de la secte du Bugabo, dont la vocation est de guérir, de chasser et de s’opposer au crime.


               La tortue sillonnée est la plus grosse tortue d’Afrique.
Elle arpente la savane sahélienne en quête d’une nourriture plutôt rare dans ces milieux arides.

Descriptif de l'objet

 

Cette hache du 1er groupe possède une perforation importante où est sertie une belle rosace en forme de roue à quatre branches en cuivre massif, entièrement ciselée de traits en biais.
Cette roue est entourée d’un cercle de lignes en biais, le tout cerné par un cercle de points. 
 Devant se trouvent trois insertions de formes carrés en cuivre sur leur pointe et entourées d’une ligne de points. 
Le bout de lame est arquée et se prolonge de chaque côté par une belle pointe, le tout formant une ligne d’affutage en épaulement affiné.  

Le bord de lame inférieur et supérieur, jusqu’au bord de l’épaulement d’affutage, est en fort relief débordant sur les deux faces.

Le fer plein entre le manche et l’insertion de la roue est ciselé d’une multitude de décors, le plus important étant un imbol de courbes en huit, prolongé en trois parties, formées de trois lignes parallèles entre elles et cernée par une ligne de points.

Ensuite, plusieurs lignes de flashs têtes-bêches gravées ainsi que des lignes brisées puis quatre perforations rondes entourées de lignes en pointillé.


Le manche en bois avec bulbe à empreintes rondes sur les flans continuant en section cylindrique se termine par un évasement important.

La partie haute du manche est recouverte de feuilles de cuivre et la partie basse est enrubannée de bandes de cuivre légèrement creuses et bien régulières.

Classement par groupes des haches Songyé Nsapo.

G1 : Lame pleine.

G2 : Cuivre et laiton.

G3 : Haches à branches.

G4 : Haches asymétriques.

G5 : Haches atypiques.  

@ll@n


            Autre Modèle très proche avec une insertion de cuivre en plus.