Shona Ndébélé 3
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 28 cm au plus large.
- Hauteur :
42 cm, 46 pour le manche. - Poids :
660 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois, laiton. - Pays :
Zimbabwé, Mozambique, Zambie. - Peuple :
Nguni. - Ethnies :
Ndébélé, Shona. - Période estimée :
Années 1900-1930 - Autres informations :
Ex collection Boué.
Salle des ventes Limoges.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Islamic and native Weapons of colonial Afrika,
1800-1960 Anthony C. Tirri p 370.
Panga na visu p 261/262. Manfred A. Zirngibl & Alexander Kubetz.
Synopsis
Les Ndébélés – Historique 2
Fuyant ensuite la progression des Boers et des Voortrekkers (bataille de Vegkop), les Ndébélés du roi Mzilikazi franchirent le fleuve Limpopo en 1837, poussèrent jusque dans l’actuelle Zambie avant d’être refoulés et de s’établir définitivement dans le Sud-Ouest de l’actuel Zimbabwe vers 1840, dans la région des monts Matobo (« les crânes chauves »).
Ses troupes assujettissent alors les tribus locales shonas et imposent le mode de vie ndébélé aux quatre coins de l’empire du Matabeleland d’où Mzilikazi parvient à repousser les Boers entre 1847 et 1851, avant de signer avec eux un accord de paix et de reconnaissance mutuelle en 1852.
Quant aux Ndébélés du Transvaal, ils se distinguèrent entre ceux du nord qui s’assimilèrent aux Sothos et ceux du Sud, restés ethniquement distincts.
Au XXe siècle, dans le cadre de la politique d’apartheid, les Ndébélés du Transvaal-Sud furent cantonnés dans un bantoustan autonome qui leur fut dédié, appelé KwaNdebele, alors que ceux du Nord furent rassemblés avec les Sothos dans le bantoustan autonome du Lebowa.
De 1983 à 1988, la région du Matabeleland fut le théâtre d’une quasi guerre civile entre les Matabélés de Joshua Nkomo et les troupes gouvernementales du Zimbabwe du premier ministre Robert Mugabe.
En 2017, un nouveau grand-chef Ndébélé a été intronisé à l’occasion d’une cérémonie en mémoire des victimes de la tribu.
Descriptif de l'objet
Voici une autre hache shona, un peu plus trapue à lame très rigide et très épaisse.
Cette lame possède en plus un renfort vertical très en relief, un peu avant la tête de lame qui s’évase a partir de ce niveau et se termine par un demi cercle bien tranchant.
La partie en relief est de forme barrette rectangulaire sur les deux faces au même niveau, elle est couverte de lignes croisées.
Le manche est en bois d’une seule pièce possédant une tête cylindrique à diminution conique allongée formant un bel angle.
Hormis le bout conique en bout de tête, tout le reste du manche est habillé de portions importantes de fils de laiton tressés et, par endroits, séparés en alternés de plusieurs tresses horizontales tressées en gerbes croisées.
Même le bout du manche en est recouvert en circulaire.
Le travail est un peu moins fin que la hache précédente qui est en fil plus fin, mais cela reste un très beau travail de tressage.
@ll@n