Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Téké 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 34,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
    51,5 cm, 40 cm pour le manche.
  • Poids : 
    950 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois, laiton, cuivre.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Bantoue.
  • Ethnies : 
    Téké.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Salle des vente de Montargis, Loiret.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale armes d’Afrique centrale, p 220 Jan Elsen.
    Haches et herminettes, Galerie Philippe Ratton, juin 2015.
    African métal implements p 25.

Synopsis

Peuples Téké   Histoire Archéologie 1

Avec la formation d’une nouvelle emprise de la forêt sous un climat devenu chaud et humide (plus humide qu’actuellement) en Afrique centrale, vers 12 000-10 000 ans av.J.-C., de la fin du Pléistocène, sec, au début de l’Holocène, humide, une nouvelle industrie lithique apparaît : le tshitolien. 

Ceci n’implique pas un phénomène uniforme et régulier mais de fortes variations et des adaptations locales en conséquence. 

N’ont subsisté que quelques traces des anciens habitants chasseurs-collecteurs, et leurs outils marquent peu de différences avec ceux de la fin du Pléistocène, de l’industrie lupembienne. 
Localement, les assemblages du Nord-Ouest de la zone sont proches de ceux trouvés en Afrique de l’Ouest, il en est de même au Sud (avec des populations situées plus au Sud). 

Le Tshitolien, à dominance de microlithes, recouvre une grande partie du Congo et certaines zones du Gabon (le plateau des Batéké), ainsi qu’à l’Ouest de la RDC et au nord-ouest de l’Angola. 

Ce sont des chasseurs-collecteurs à large spectre, et mobiles. 
Les populations du tshitolien vont laisser des traces de leur activité dans l’aire téké pendant 10 000 ans. 

Dans les temps qui suivent 7000 av .J.C., à la frontière sud-est du Nigeria avec le Cameroun apparaissent la poterie, des meules et la preuve de consommation de fruits du Canarium schweinfurthii (élémi, ou élémier). 

On rencontre d’autres indices, ainsi de grands bifaces non tshitoliens et des outils de pierre polie (avec des microlithes). 
Plus tard, ces outils seront utilisés pour défricher et pour le jardinage. 
Cet ensemble va dominer toute la région pendant les quatre millénaires suivants, tandis que des plantes semi-domestiquées, comme le palmier à huile, vont être abondamment utilisées.

Réf : Wikipédia 


                         Ancienne et exceptionnelle hache de chef Téké.

Descriptif de l'objet

 

Grande hache de notables anthropomorphe Téké Nommée imbu nkwéré.

Cette hache cérémonielle de prestige royale symbolise le pouvoir judiciaire que le grand chef des Téké exerçait sur ses sujets.

Le manche en bois recouvert de laiton se termine par la tête sculptée d’un noble, dans laquelle s’insère la lame parfaitement équilibrée grâce à une languette recourbée derrière.

La partie du corps de la lame éffilée traverse la tête à l’endroit de la bouche.
La partie avant s’évase très largement pour former un grand arc de lune plein ciselé de deux lignes de flashs inversés, formant un décors en fougères.
Le tranchant de l’arc est bien affuté.
Le manche est massif, en proportion de la lame, mais le tout est assez léger.
Le manche présente un personnage Téké, sans bras au corps oblongue avec deux jambes courtes, un peu pliées, monté sur une stèle cylindrique, terminé par un support conique et galbé assez conséquent.

Le haut possède un cou cylindrique avec une tête assez large, au menton ressortant sous l’entrée de la lame, un nez large épaté au dessus, des yeux en forme d’amande, un front dégagé et une coiffure arrière en médaillon cylindrique.

Le manche est entièrement recouvert de feuilles de laiton à empreintes et sillons creux, puis de striures horizontales sur le visage.
Le tout fixé à l’aide de pointes en cuivre repliées et clous de laiton.

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                                    Autre modéle de hache Téké Imbu Nkwéré.