Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Téké Mfinu 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 29 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     35 cm et30 cm pour le manche.
  • Poids : 
    564 grammes.
  • Matériaux : 
    Cuivre, bois, fer, laiton.
  • Pays : 
    Congo-Brazzaville, Gabon,
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Bantoue.
  • Ethnies : 
    Téké, Mfinu, Laali, Tsaayi, Mboshi.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Salle des vente de Nantes, Jean Yves Coué.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale, armes d’Afrique centrale, Jan Elsen.
    De fer et de fierté, armes blanches d’Afrique noire,
    du musée Barbier-Muller, p 212/213.

Synopsis

Hache emblème des Téké, Mfinu

Emblème des chefs Téké, Mfinu et Laali, ce modèle de hache, nommé ibia est imposante par la puissance qui en émane.
Il est attesté que ces armes sont utilisées par les peuples voisins, comme les Tsaayi (qui habite partiellement le Gabon), les Kukuya, les Mboshi, et les Kuyu, (apparentés aux Mongo).
De même que les célèbres parures plates en laiton, l’arme fait partie intégrante de l’habit de parade des chefs.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces haches donnent, une fois en main, un sentiment de balancement ultime, elles étaient certainement des armes redoutables.

Puissante arme cérémonielle, la prise évasée en un court piédouche hémisphérique se courbe à la tête en une forme pleine, support de la lame jaillissante, déployée en éventail. 

Ces armes ont souvent un travail de cloutage de la tête, et d’enroulement de fils de laiton ou de cuivre qui apporte une noblesse à l’œuvre qui est

l’apanage des chefs Téké et Laali.


                       Chef Téké-Laali, République Démocratique du Congo.

Descriptif de l'objet

 

Petite hache de prestige Téké, plus précisément Mfinu.
Belle lame en cuivre rouge au corps épais, presque circulaire avec la tranche bien évasée vers l’avant.

La poignée en bois, droite, au corps cylindrique au départ, augmente de volume et se courbe fortement vers l’arrière en prenant la forme d’une banane gonflée et se terminant en pointe arrondie.

Le centre de cette courbure est traversé par la soie de la lame en cuivre et repliée derrière.
Étant donné la longueur d’insertion, la lame se trouve parfaitement maintenue.
La moitié du manche comprenant la tête est ornée de clous de tapissier en lignes serrées les unes contres les autres, recouvrant toutes la surface, ainsi que le bas du manche de forme conique débordante.
Le corps cylindrique entre les deux est entouré de fils de cuivre épais et bien serrés.

La lame en cuivre, elle, est ciselée de deux lignes fines, courbes et suivant la courbe du tranchant.

De chaque côté de la ligne intérieure est ciselée une ligne de triangles face à face et hachurée en croisements.
Deux autres lignes de triangles sont présentes sur le milieu de lame ainsi que deux lignes de points. 
Belle arme de chef et de puissance.
 

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