Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Yakoma Sango 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 24,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     38 cm, et 36,5 pour le manche.
  • Poids : 
    282 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois, cuivre.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Ngbandi.
  • Ethnies : 
    Sango, Yakoma.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1920
  • Autres informations : 
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale, armes d4Afrique centrale p 166 Jan Elsen.
    Le Gabon de Fernand Grébert 1913-1932.
    De fer et de fierté, armes blanches d’Afrique noire,
    Musée Barbier-Muller, p 167.
    Ngbandi Yakoma Luc Lefebvre.

Synopsis

Vie des Ngbandi, Sango & Yakoma 1

 Les Sango-Yakoma se sont groupés en villages denses ou habitent dans chaque quartier les membres d’un même lignage. 
Le 1er né est le chef de famille : c’est lui qui possède le tolo pour le culte des ancêtres, le tambour ngo, le couteau de léopard et le kengo qui est le symbole de l’indépendance absolue.

Le célibat n’existe pas, il ne se conçoit pas. 
Les mamans sont les garantes de la virginité de leurs filles. 
Traditionnellement, si elle avaient failli, la jeune mariée encourait le risque de mourir ou d’être stérile. 
Traditionnellement ce sont les parents du garçon qui font le choix de sa future femme. 
L’opinion de la mère a un poids exceptionnel. 
Pour la dot, le futur mari donnait aux parents de la fille une certaine somme, d’une valeur moyenne de 100 nguiza, en nature, ou en ivoire, en cauris, en armes diverses.


                                             Danseuse Yakoma. Bangassou.

Descriptif de l'objet

 

Petite hache de prestige et probablement de danses.

La poignée en bois, droite, au corps cylindrique au départ, augmente de volume au centre pour former un bulbe oblong puis repart en cylindrique légèrement étranglé pour finir en forme ogivale, épaisse et large.

Cette forme ogivale en gravée en recto-verso de deux doubles lignes se croisant formant quatre sections. 
Donc les deux plus grandes, verticales sont remplies de lignes courbes parallèles. 
Cette même partie ogivale est traversée par la lame et est repliée derrière.

La lame est fluide, longue en évasement constant jusqu’à former en bout un arc en pointes qui ressortent de chaque côté.

Les bords de lame, sur les faces, sont martelées de crans en arcs, le centre axial renforcé est gravé de deux lignes de points, avec en bout deux arcs en points opposés.
L’autre face est identique hormis un court décor de deux doubles lignes brisées marquées d’un point à chaque cassure et se collant aux deux décors en arcs.
Le centre de la poignée de forme oblongue est sculptée sur la verticale de deux creux avant et arrière en forme de quartier, la portion restante de chaque côté est sculptée de lignes en vagues très profondes.
De part et d’autre de ce bulbe oblong, la poignée est habillée d’un enroulement de fil de cuivre épais.
L’ensemble donne une très belle arme de parade.

@ll@n