Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Yakoma Sango 2

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 22 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     38 cm et 36 pour le manche.
  • Poids : 
    295 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois, cuivre.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Ngbandi.
  • Ethnies : 
    Yakoma, Sango.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1920
  • Autres informations : 
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale armes d’Afrique Centrale Jan Elsen p 166.
    De fer et de fierté, armes blanches d’Afrique noire,
    du Musée Barbier-Muller, p 167
    Ngbandi Yakoma Luc Lefebvre.


Synopsis

Vie des Ngbandi, Sango & Yakoma 2

La polygamie est très répandue et sans limite de nombre d’épouses. 
Malgré la subordination de la femme face à l’homme, les femmes Yakoma-Sango jouissent d’une plus grande marge de manœuvre que chez les autres populations.
Traditionnellement, si une femme est surprise en adultère, elle était mutilée (d’une oreille, d’une phalange …). 
Apres on amène au tolo quelques gouttes de son sang. 
Maintenant, on la bat, et c’est le sang du cabri égorgé qu’on amène chez le tolo
La viande de ce cabri est partagée entre les membres de la famille du mari, mais c’est interdit au mari et à la femme de manger.

Chez les Sango-Yakoma il y a une forte hiérarchie dans la fratrie : il existe la notion du droit d’aînesse avec une incessante remise de cadeaux des cadets aux aînés, des plus jeunes aux plus âgés, d’une génération à la précédente. 

De plus, le jeune frère doit un respect obligatoire à son grand frère. 
Le petit frère ne peut pas s’asseoir avec la femme du grand frère.

 

Descriptif de l'objet

 

Petite hache de prestige et probablement de danses.

La poignée en bois, droite, au corps cylindrique au départ, forme un bulbe ovale à faces plates au centre puis, repart en cylindrique légèrement étranglé pour finir également en forme ogivale, épaisse, large à faces plates.

Cette forme ogivale est gravée en recto-verso de deux doubles lignes qui se croisent formant quatre sections ; donc, les deux plus grandes, verticales, sont bordées de deux lignes courbes parallèles.
Deux petits clous en laiton sont présents verticalement en haut et en bas, recto-verso. 
Cette même partie ogivale est traversée par la lame et repliée derrière.
La lame est fluide, longue en évasement constant jusqu’à former en bout un arc en pointes qui ressortent de chaque côté.

Les bords de lame, sur les faces, sont martelées de crans en arcs, le centre axial renforcé est gravé d’une lignes de points, avec de part et d’autre et, en opposé, deux lignes brisées, quatre triangles vides et deux autres remplis de lignes croisées serrées.

L’autre face est identique hormis les crans qui sont plus effacés.

Le centre de la poignée de forme ovale est sculptée sur sa surface de lignes croisées en creux révélant des parties losangiques en relief.

l’épaisseur est gravée de lignes en courbes opposées en relief.
De part et d’autre de ce bulbe oblong, la poignée est habillée d’un enroulement de fil de cuivre épais.
L’ensemble donne une très belle arme de parade.

@ll@n