Téké Mfinu 3
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 31 cm au plus large.
- Hauteur :
50 cm. - Poids :
1010 grammes. - Matériaux :
Laiton, Bois, cuivre. - Pays :
Congo Brazzaville, Gabon,
République Démocratique du Congo. - Peuple :
Bantoue. - Ethnies :
Téké, Mfinu, Laali, Mboshi, Kukuya, Kuyu… - Période estimée :
Années 1900-1920 - Autres informations :
Salle des vente de St Cloud, Garches.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Beauté fatale armes d’Afrique Centrale p 166, Jan Elsen.
Synopsis
Téké Mfinu
Le peuple Téké s’est établi sur un territoire s’étendant sur la République du Congo, la République Démocratique du Congo (anciennement Zaïre) et le Gabon. Au XVe siècle, il fut intégré au royaume Tio mais obtint son indépendance au XVIIe siècle.
Aujourd’hui, ils vivent dans des villages dirigés par un chef de clan appelé Mfumu, qui répond à un chef foncier héréditaire nommé Mfumu no tzee.
Leur économie repose principalement sur la culture du maïs, du millet et du tabac, mais les Téké sont également d’habiles pêcheurs et commerçants.
Ils croient en un Dieu suprême, Nzambi, dont on peut obtenir les faveurs grâce à l’aide d’esprits protecteurs.
Les artistes Teke sculptaient des figures principalement entourées de matériaux fétiches, appelés Bilongo.
Ces figures protègent et assistent le Teke et, si une figure fétiche démontre avec succès son pouvoir, son propriétaire peut détacher son Bilongo, le briser en plusieurs morceaux et insérer des fragments dans d’autres figures.
Il vend ensuite ces nouvelles figures aux familles voisines, laissant la statue originale avec un corps émacié.
À l’instar des Téké, les Mfinu faisaient partie du royaume Tio au XVe siècle, mais ils ont acquis leur indépendance au IXe siècle. Les villages Mfinu sont regroupés en petits hameaux dirigés par un chef élu, appelé Mbe. L’économie Mfinu repose sur la chasse, la pêche et la culture du manioc, du maïs et de la canne à sucre.
Le corpus d’objets Mfinu est similaire à celui des Téké, mais s’en distingue par son style.
Leurs figures sont souvent recouvertes de pigments rouges et leurs têtes sont plus grandes et plus rondes que celles des statues Téké.
Cependant, contrairement à ces dernières, elles ne portent pas de barbe mais arborent une coiffure caractéristique : un chignon incliné vers l’arrière.
Les appuie-têtes sont abstraits et sont considérés comme représentant une figure humaine très stylisée.
Auteur : Jean-Baptiste Bacquart.

Photo Inconnue: Chef Téké.
Descriptif de l'objet
Belle hache Ibia de prestige Téké, Mfinu, apanage des hauts dignitaires et des chefs de terre.
Magnifique lame en bronze africain, épaisse au corps long traversant la tête en forme de bulbe gonflé et ovalisé.
Cette lame possède un évasement important donnant un arc quasiment demi-circulaire.
Toute la surface, recto-verso, est ciselée de lignes en arcs de cercles espacés régulièrement, formant des frises remplies de lignes brisées doubles, qui elles- mêmes forment des triangles.
Ces triangles sont remplis, un sur deux, de lignes parallèles serrées.
Une ligne de gros points est présente le long extérieur de la dernière ligne courbe en bout de lame.
Le corps de la lame jusqu’au manche est ciselé d’une ligne de gros points tout le long du bord et de l’arc de cercle terminal de plat de lame.
La poignée en bois, droite, au corps cylindrique au départ, augmente de volume dans le haut et, se courbe fortement vers l’arrière.
Le bas possède un fort évasement formant un épaulement à tour cylindrique et le bout légèrement bombé recouvert d’une feuille de cuivre martelé.
La manche cylindrique est entièrement recouvert de fils de cuivre très fins par rapport à la taille de l’arme.
Cet habillage est arrêté un peu sous l’emmanchement de la lame par une rangée espacée de clous en fer.
Au dessus, le reste du manche courbé vers l’arrière possède une empreinte ronde de chaque côté avec un clou en fer en plein milieu.
Une rangée de clous toujours en fer part du dessus de la lame et fait le tour de tête jusque derrière au niveau de l’habillage en fils de cuivre.
Très belle arme, très peu courante.
@ll@n