Koummiya 1
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 5 cm au plus large.
- Hauteur :
38,5 cm, 40 avec étui. - Poids :
210 grammes, 570 avec étui. - Matériaux :
Fer forgé, argent, cuivre, laiton, émaux, bois. - Pays :
Maroc. - Peuple :
Berbére marocain. - Ethnies :
Berbére (Amazighen). - Période estimée :
Années 1900-1920 - Autres informations :
Salle des vente de Joigny.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Éric Claude, Le petit catalogue des armes blanches Marocaines et Algériennes,
p. 32, 2020.
Synopsis
Les Koummiya Marocaine 1
Hormis sa fonction première de défense ou d’attaque comme la plupart des armes, la koummiya représente maintenant « par nos temps civilisés » , un signe extérieur de richesse.
Le travail, la qualité et la beauté des matériaux utilisés dans sa fabrication indiquent la position sociale de son propriétaire.
La soie pointue de cette lame courbe est fixée dans une poignée en bois, mais également dans de la corne de bovin ou plus rarement de rhinocéros, dans de l’os et parfois dans de l’ivoire.
Il en existe également tout en métal ou revêtues d’un placage de différents métaux.
Elle s’élargit vers le pommeau qui, selon le type et la région de fabrication du poignard, prendra des formes différentes.
Il peut être en forme de chapeau de gendarme, de queue de paon (comme ci-dessous), de type Hanzer pour les plus massives ou de type s’boula comme certains poignards droits.
Les pommeaux sont coiffés d’une couronne métallique en forme de « u » inversé, excepté sur certains modèles de type S’bula.
La base de cette poignée présente une fine garde formée par un léger évasement de la fusée.

Différents type de poignée. Réf : Éric Claude.
Descriptif de l'objet
Couteau à lame courbe Koummiya à pommeau queue de paon.
La lame est courbe et présente deux crans sur chaque fil de lame en décalé par rapport à l’autre côté.
Cette lame est afûtée à partir de ces crans, jusqu’à la pointe et un renfort axial est présent à partir du cran le plus haut, généralement sur la courbe intérieure.
Un marquage ou poinçon est présent sur le haut de lame arrière, à moitié caché par la bague sous la garde.
La poignée et le fourreau sont faits en bois recouvert et parés de feuille d’argent gravée sur leurs faces avant.
La partie arrière est couverte de laiton en double feuille par endroit, lui conférant des parties plus épaisses.
Beaucoup de petites ciselures fines bordent ces surépaisseurs en relief, ainsi que les autres.
Des incrustations d’émail décorent la bague sous la garde.
Toutes les gravures ciselées sont d’ordre floral à courbes alignées.
Deux semblants d’anneaux en relief séparent le fourreau en trois parties, la dernière étant courbe et se terminant par un demi-cône à six pans.
Deux oreilles épaisses se trouvent de part et d’autre de l’étui sous la bague du haut, perforée de trois trous.
Dans les deux trous extérieurs sont placés deux gros anneaux en laiton pour la fixation d’un cordon de transport.
Travail de la région de Ida ou Semlal.
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