Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Banda Oubangui 5

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de lame : 4 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     37 cm.
  • Poids : 
    143 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bo, perles.
  • Pays : 
    Oubangui, République Centrafricaine.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Banda, Gbanda, Togbo.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1920
  • Autres informations :
    Ancienne collection Marc Deotte
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Ubangui : Grootaers Jan-Lodewijk (auteur) et Raymond Boyd.

Synopsis

Les Banda : une autorité multiple

Cette organisation se présente sous trois formes différentes :

– la hiérarchie administrative, les relations de lignage et de la famille, l’influence des coutumes.
 A la tête du village se trouve un chef dont l’autorité s’appuie plus sur l’administration que le prestige personnel ; ni sa case ni son allure ni son mode de vie ne le différencient beaucoup de ses administrés.
Il est juste assisté de capitas, sortes de lieutenants chargés de l’exécution des ordres, plusieurs selon la taille du village.

– les clans, des villages sont divisés en plusieurs lignages.

 A l’intérieur du lignage, les parentés sont classificatoires : tous les individu d’une même génération sont frères, tous ceux de la précédente sont leurs pères ; on voit souvent des enfants vivre chez leur oncle paternel.
Les femmes n’adoptent pas le clan du mari ; elles rejoignent facilement leur clan d’origine laissant leurs enfants chez leur père.

– La troisième source d’autorité est celle qui provient des coutumes.
 Il y faut distinguer les pratiques sociales des pratiques religieuses ; ces dernières, on l’a vu, restent individuelles.
La parenté n’est pas exclusivement physique ; le voisinage, l’adoption, les relations d’amitié comme l’ancien échange du sang, les parrainages de circoncision sont assimilés à la parenté ordinaire ; ces relations peuvent exister entre clans différents.

Il existe en outre un fétiche de village : le mbengué .         

Son détenteur dispose de pouvoir particuliers en matière de chasse et d’agriculture ; c’est lui qui sème le premier ; il est l’homologue des « chefs de terre », il n’a par contre aucun rôle administratif ou politique comme chef de terre.

 Réf : Michel Georges, La vie rurale chez les Banda (République Centrafricaine),  
Les Cahiers d’Outre-Mer, année 1963.

 

Descriptif de l'objet

 

Cette épée courte collectée en Oubangui faisait partie d’une ancienne collection fixée sur un grand panneau en bois.
La lame est lancéolée à pointe triangulaire longue avec léger étranglement sur sur les côtés du corps. 
Un renfort axial est présent sur les deux faces ; ceci rend la lame beaucoup plus rigide, d’autre part, elle est bien affûtée.  
La poignée en bois présente une chape évasée plus large que la lame, surmontée d’une tête anthropomorphe sculptée en terminal.

La tête a une face plate en forme d’amande schématisée et présente deux petits yeux creux avec une perle à l’intérieur, un nez épaté en relief triangulaire allongé, une petite bouche creuse avec lèvre supérieure et menton en relief.

Un creux est formé autour de la face comme une rainure où se trouve incrustée une rangée de perles blanches.
La forme arrière de la tête est bombée, gravée de lignes formant des bandes remplies de traits obliques représentant la coiffe.
Les oreilles sont marquées par deux trous superposés, agrémentées d’une boucle en perle rouge et blanche.

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                   Panneau d’origine d’armes collectées en 1902 en Oubangui Chari.