Banda 3

Fiche technique

  • Taille
    Largeur : 23 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     42 cm.
  • Poids : 
    307 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fibres végétales.
  • Pays : 
    Centrafrique, Soudan du sud, République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Banda/Gbanda.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1920.
  • Autres informations :
    Vente Lyon.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    African métal implement, p 28.
    The cutting edge p 73/77.
    De fer et de fierté p 106/107.
    Beauté fatale p 162.

Synopsis

Vie privée.

La vie de la femme dans la société Banda est complexe et importante en ce qui concerne les relations quotidiennes.
C’est un capital que l’on garde jalousement.

Quand un jeune Banda atteint l’âge assez tardif du mariage, 25, 26 ans au moins, il choisit généralement une jeune femme du village ou quelquefois dans un village voisin. Il va trouver son père, le cas échéant son ami et lui désigne  » la fleur  » sur laquelle son regard s’est posé.

On discute de la dot avec les beaux-parents ; supposons qu’après de longs palabres et force calebasses de «pipi*» , le marché soit conclu.
La jeune épousée est aussitôt confiée aux mains expertes des matrones… Trois mois après, la fiancée entre dans la maison de son mari. Je vous passe les roulements de tambour, la danse et la fiesta.

La polygamie est admise chez les Banda et même pratiquée, dans des proportions raisonnables, pas plus de dix à quinze femmes.
La première femme mariée devient la matrone, la maitresse, elle porte le nom de tyi n’da ko, en langue indigène : la femme qui reste au village pendant la guerre.
Il paraîtrait que, quand un village part en expédition lointaine, il emmène les femmes et les enfants d’un certain âge.
Il ne reste que très peu de monde pour garder le village, quand pour la circonstance on ne l’abandonne pas pour aller s’installer ailleurs. Quand vient le moment de la délivrance, la mère se retire dans la brousse avec deux femmes du village.
Pendant toute cette période le mari seul peut approcher sa femme : tout autre que lui, s’il violait cet usage, serait puni dès le retour de la mère au village,
On lui donnerait le poison qui le guérirait à jamais de sa curiosité.
Cette coutume est également observée chez les Sango et les Banziris.

Quand l’enfant est né, la mère revient au village où l’on procède à leur purification.
L’un et l’autre sont lavés et oints, le petit est enduit de couleur rouge tirée du foro. Les adultes en profitent pour boire le nectar enchanteur qu’est le pipi.
Trois jours après sa naissance l’enfant reçoit un nom quelconque, c’est sa mère qui le choisit.

Boubou région de la Modaye, Haut-Oubangui.

* « pipi » : Sorte de boisson fermentée en usage chez les peuples d’Afrique Centrale et faite de farine de mil.

Descriptif de l'objet

Ce couteau Banda en forme de Z est ciselé d’un marquage important en profondeur.

Presque toute la surface est ornée d’un décor linaire faisant le tour intérieur de l’arme hormis une séparation vide au centre du corps.
Quelques petits décors en triangle viennent s’ajouter aux autres de forme arrondie.

La poignée est parfaite, le tressage est  fin et les barrettes sont bien en place en dessous.

@ll@n