Banda 5

Fiche technique

  • Taille
    Largeur : 21 cm au plus large. 
  • Hauteur :
    42 cm.
  • Poids : 
    309 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fibres végétales.
  • Pays : 
    Centrafrique, Soudan du sud, République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Banda/Gbanda.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1910.
  • Autres informations :
    Ex collection Couet Jean-Yves.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    African métal implement, p 28.
    The cutting edge p 73/77.
    De fer et de fierté p 106/107.
    Beauté fatale p 162.
    Waffen aus Zentral-Afrika p 69.
    The African Throwing Knife p 224/225.

Synopsis

Légendes :

Les Banda ont une sorte de dieu, Youvrou celui qui fait la pluie, le tonnerre et les éclairs.

Youvrou descendit du ciel et se décida à créer l’espèce humaine.
Il fit l’homme qu’il appela Amba puis une femme, Téné.
Il créa ensuite tout ce qui devait servir à leur alimentation et à leur existence.
Satisfait, il fit trois hommes et trois femmes, six Marou-baset sis d’dys. Il les accoupla et leur apprit le grand geste de l’amour qu’il lui fit répéter trois fois pour s’assurer qu’ils l’avaient bien compris.
Enfin, il leur montra dans la nature les plantes et les animaux, tout ce qui était bon et tout ce qui était mauvais.
Cela fait, il remonta dans le ciel et laissa les mortels à leur triste sort.

Une des légendes les plus intéressantes, et généralement admise aussi bien chez les Mandjias que chez les Banda, est l’existence des « Corocoumbo », des « hommes de la montagne ».
Ces êtres surnaturels, qui ne sont que les âmes des trépassés très petits, ne prennent la forme humaine que pendant la nuit et pour jouer des tours pendables aux vivants, les enlever ou les envoyer de vie à trépas.

Les Bandas croient dur comme fer en ces esprits et ils apportent à ceux-ci des cabris, des poules, des œufs, du manioc ou du pipi.
Tout ce qu’il faut pour distraire leurs estomacs, car ces esprits vivent de tout ce qu’ils trouvent, comme la plus misérable des créatures.
Personne ne peut les voir sans risquer sa vie, seuls les vieillards ne risquent rien.
Ils sont tous plus ou moins dangereux, certains d’entre eux donnent la mort immédiate, d’un regard.
D’autres essayent la ruse, ils abordent le passant à la nuit tombée et les tentent avec des calebasses de pipi bien frais.
Quand le malheureux a les jambes bien ramollies par le breuvage, l’homme-esprit l’emporte et on ne le revoit jamais.
Ou bien il propose toujours à la tombé de la nuit des viandes succulentes.
Si le patient refuse, l’esprit s’évapore ; s’il accepte et porte la viande à ses lèvres, il tombe foudroyé.

Suite dans légendes 2.

Armes du peuple Banda.

Descriptif de l'objet

La forge de ce couteau est ancienne et marquée de défauts, l’éperon en bas a été forgé en rajout.
La partie bombée est plus nette que l’arrière qui est assez brut de forge.

Les deux parties de lame haute sont très rapprochées, l’angle en dessous est large et bien marqué.
La lame extérieure est large, 5 cm dans l’arrondi, et 3 lignes fines, ciselées en épis superposés sont apposées sur chaque partie de lame:
une sur les deux parties haute et une au centre du corps du couteau.
Ce couteau a dû pas mal servir, malgré sa poignée parfaite toute en tresse de chevrons, fabriquée en rotang.

Cette arme faisait partie d’un grand tableau avec une vingtaine de couteaux de jet Banda, datant de 1900.
Achetée à Paris au Parcourt des Mondes, à la galerie J-Yves Coué.

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