Banda Mbugbu 3

Fiche technique

  • Taille
    Largeur : 22 cm au plus large. 
  • Hauteur :
    40 cm.
  • Poids : 
    290 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fibres végétales.
  • Pays : 
    Centrafrique, Soudan du sud, République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Mbugbu,Yakpa, Wada, Gbodo.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1920
  • Autres informations :
    Ex collection Christophe Pimont France.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    African métal implement, p 28.
    The cutting edge p 70/71.
    De fer et de fierté p 106/107.
    Beauté fatal p 162.  

Synopsis

Les armes Banda.

Le peuple Banda en général portait plusieurs armes, le plus souvent l’arc et différents types de flèches, de couteaux courbes type faucille « Magia », et de poignards.

Les boucliers également, en vannerie et pas très grands (environ 1,20 m), sont décorés de motifs plutôt de formes géométriques teintés en brun foncé.

Les couteaux de jet y sont parfois maintenus par groupes de cinq ou six par un disque en vannerie fixé derrière le bouclier.

La majorité des peuples de la région sont des descendants de Banda ou d’influence Banda, mais l’identification tribale exacte est compliquée.

D’après Westerdijh les lames en Z avec une lèvre « ou excroissance en pointe » entre les deux ailes sont originaires de l’est, alors qu’à l’ouest les lames étaient sans lèvre.
A partir de  la fiche numéro 2 des Mubgbu  toutes ces lames sont avec l’excroissance en pointe et proviennent de l’est.
On pense que cette excroissance provient de l’influence tardive des peuples Nzakara et Zandé.
Le nom générique des lames de jet dans la région est « ondo ».

Bouclier Banda avec 3 couteaux accrochés par un système de sangle en cuir.(photo L. Lefebvre).

Descriptif de l'objet

Celui-ci est particulièrement bien décoré : une ligne continue redessine la forme de l’arme sur l’intérieur de la lame, à la base du départ d’affinement vers l’arête extérieure.
Une excroissance triangulaire prend naissance au centre des deux lames du haut, alors que celui de la base n’a pas cette excroissance.
C’est la différence entre les couteaux de l’est et de l’ouest ainsi que ceux d’influence Nzakara.

L’espace à cet endroit se termine par un V en rejoignant les deux arêtes, ce qui est la forme du modèle le plus basique.
La forge est belle et ancienne, un resserrement de la tige centrale lui confère une esthétique plus affinée.
La poignée et habillée d’une tresse fine d’origine en fibre naturelle de rotin, légèrement abîmée.

@ll@n