Bengé 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     64 cm.
  • Poids : 
    440 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, fils de fer, laiton et bois.
  • Pays : 
    République Centrafricaine, ex Zaïre..
  • Peuple :
    Boa
  • Ethnies : 
    Bengé, Bati, Boa, Bandia, Nzakara.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1900
  • Autres informations :
    Salle des vente de Chinon.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Tribal arms monograhs vol 1 / n° 1 p 54.
    Âme de formes, formes de lames, L Lefebvre 2007.

Synopsis

Bengé

Dans cette sorte série de couteaux de type 1, on peut considérer 3 sous- types majeurs :

D’abord des armes assez grandes avec ou sans brisure de la courbe intérieure.

Ensuite, des plus petites avec une courbe plus arrondie.
Elles sont d’origine Bengé, bien que les Yakoma les copiaient probablement aussi.
Ils adoptaient facilement les idées des voisins, aussi bien pour leur propre compte que pour l’exportation.

Le tr
oisième type est un petit modèle avec la courbe plus serrée et l’excroissance plus allongée.
C’est un couteau que l’on trouvait parmi les Bandia.
Également chez les Nsakara et les Barambo qui, soit-dit en passant, ont presque le même type de forge que les Bengé.

Les grands exemplaires ont souvent une protection pour la main, en tressage ou en cuir, les petits n’en ont jamais.
Les petites armes et celles de taille moyenne sont utilisables comme armes de guerre.
Les plus grands exemplaires sont peu maniables et avaient plutôt une fonction de parade.
Un peu comme celui présenté avec quatre insertions de laiton dans l’axe central de la lame.

 

Descriptif de l'objet

 

Ce couteau ancien a une lame usagée de belle largeur avec ses cinq centimètres de moyenne, qui plus est, avec une insertion de quatre cabochons en laiton.
Deux belles rainures bien creuses font le tour de l’arme en parallèle du périmètre.
La courbe n’est pas très accentuée ; sur le dos de la lame on voit des dentelures jusqu’au petit épaulement léger du haut de tête.

L’affutage part de ce petit épaulement pour redescendre sur la courbe intérieure jusqu’à l’ergot qui est assez petit comparativement à la lame.
On distingue une marque d’habillage absente sur la partie basse de la lame entre la poignée et l’ergot.

La poignée en bois percée de part en part de plusieurs trous à la base de l’évasement est habillée d’un fil de fer de gros diamètre.
La soie passe à travers le manche et est recourbée en formant une boucle de l’autre côté.
Cette boucle ainsi que les trous devaient servir à passer une lanière pour le transport de l’arme.

@ll@n