Dadiya Tula 3

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 18 cm. 
  • Hauteur :
    49,5 cm.
  • Poids : 
    827 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé.
  • Pays : 
    Nigéria.
  • Peuple :
    Adamawa.
  • Ethnies : 
    Dadiya Tula.
  • Période estimée : 
    Années 1930-1950.
  • Autres informations :
    Ex collection Luc Lefebvre.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Art of the Upper Benue River D’Evers Christopher « 2003 ».
    BERNS Marla & HUDSON RUBIN Barbara : «The Essential Gourd», Museum of Cultural History, University of California, Los Angeles (UCLA), 1986.
    Standing on Ceremony «Traditional African Arms». Panga na visu p 73.

Synopsis

Symbolisme

 

Cette arme faucille nous vient du Nigéria, plus exactement d’une petite minorité ethnique les Dadyla-Tula vivant du côté nigérian du mont Mandara (environ 4000 âmes).

Cette serpe est utilisée lors d’un festival appelé Kal où les jeunes dansent en tenant cette faucille  » jen’nye  » pour montrer leurs capacité, force et courage au combat ou à la chasse.
Un autre objet qu’ils tiennent (peut-être de l’autre main ou alors alternativement) est un bol de calebasse suspendu par une structure en métal qui symbolise leur rôle et responsabilité de protecteur, de «nourrisseur» de la famille (kichibyok).
Une exception, d’après les auteurs, car la calebasse est, en Afrique et de façon générale, un élément/attribut/symbole féminin.

Il existe différentes versions qui se différencient particulièrement par la longueur et la forme de la lame.
Ce serait également un symbole de fertilité, d’ailleurs certaines de ces faucilles comportent un attribut masculin ou féminin en relief sur la courbe avant la lame.
Il n’est pas exclu que ces couteaux soient également associés au nord Cameroun, côté Mandara versant opposé.
En effet la forge et les décors ciselés rappellent le travail des grands couteaux de jet Matakam Sengese.

Descriptif de l'objet

Cette grande faucille fait partie d’une paire mâle et femelle associée au culte de la fertilité.
Celle-ci est le féminin avec représentation des deux lèvres de la vulve sur l’arrondi avant la lame(voir photos).
Le métal a été fendu par forgeage, écarté et retravaillé pour former le sexe féminin.

Le manche est basé sur une section de métal carré, avec un embout conique forgé, la lame est magnifique et bien affinée à partir d’une grosse nervure
intérieure de prolongation du manche.
La poignée est composée par un enroulement de bandage de fer sur environ 12 cm de longueur venant s’appuyer sur l’embout conique terminal.

Des ciselures de traits parallèles et points démarrent sur le manche en dessous de la représentation du sexe.
La lame est entièrement ciselée sur toute la surface, tout d’abord par une double ligne qui la sépare en deux, bordée par une ligne de points avec, entre les deux, une frise
composée d’une multitude de petits pétales face à face.
De chaque côté de ce bandeau central, la surface est ciselée d’une double ligne brisée et pointée intérieurement, formant des sections triangulaires jusqu’au bout de la lame.
Le tout formant une belle mosaïque.
L’autre face est plane avec de belles marques de forge.

@ll@n