Dadiya Tula 4

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 18 cm. 
  • Hauteur :
    46 cm.
  • Poids : 
    601 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé.
  • Pays : 
    Nigéria.
  • Peuple :
    Adamawa.
  • Ethnies : 
    Dadiya Tula.
  • Période estimée : 
    Années 1940-1950.
  • Autres informations :
    Ex collection Luc Lefebvre.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Art of the Upper Benue River D’Evers Christopher « 2003 ».
    BERNS Marla & HUDSON RUBIN Barbara : «The Essential Gourd», Museum of Cultural History, University of California, Los Angeles (UCLA), 1986.
    Standing on Ceremony «Traditional African Arms». Panga na visu p 73.

Synopsis

Masculin ou féminin

 

Cette arme faucille nous vient du Nigéria, plus exactement d’une petite minorité ethnique les Dadyla-Tula vivant du côté nigérian du mont Mandara (environ 4000 âmes).
Cette serpe est utilisée lors d’un festival appelé Kal où les jeunes dansent en tenant cette faucille  » jen’nye  » pour montrer leurs capacité, force et courage au combat ou à la chasse.

Un autre objet qu’ils tiennent (peut-être de l’autre main ou alors alternativement) est un bol de calebasse suspendu par une structure en métal qui symbolise leur rôle et responsabilité de protecteur, de «nourrisseur» de la famille (kichibyok).
Une exception, d’après les auteurs, car la calebasse est, en Afrique et de façon générale, un élément/attribut/symbole féminin.

Il existe différentes versions qui se différencient particulièrement par la longueur et la forme de la lame.
Ce serait également un symbole de fertilité, d’ailleurs certaines de ces faucilles comportent un attribut masculin ou féminin en relief sur la courbe avant la lame.
Il n’est pas exclu que ces couteaux soient également associés au nord Cameroun, côté Mandara versant opposé.
En effet la forge et les décors ciselés rappellent le travail des grands couteaux de jet Matakam Sengese.
 

 

Autre modèle mâle, bas de lame dentelé

Descriptif de l'objet

Cette faucille fait partie d’une paire mâle et femelle associée au culte de la fertilité.
Celle-ci est le masculin avec représentation d’une excroissance sur l’arrondi avant la lame (voir photos).

La description de cette arme est la même que pour sa moitié féminine, hormis son poids et sa taille qui sont nettement inférieurs.

Comme c’est elle qui donne la vie, peut être est-ce le message que cette différence veut nous faire comprendre.
Quoi qu’il en soit, c’est une très belle paire d’armes, bien forgées et ciselées avec patience et dextérité.

@ll@n