Mossi 1
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 3,5 cm au plus large.
- Hauteur :
30 cm, 32 avec l’étui. - Poids :
88 grammes, 125 avec l’étui. - Matériaux :
Fer fprgé, bois, cuir. - Pays :
Burkina Faso. - Peuple :
Bantoue.. - Ethnies :
Mossi. - Période estimée :
Années 1930-1940 - Autres informations :
Salle des vente de Troyes.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
African métal Implements p 11. Peter Westerdijk.
Islamic and native Weapons of colonial Afrika
1800-1960. Anthony C. Tirri.
Synopsis
Royaumes Mossi
Les royaumes Mossi désignent plusieurs royaumes africains qui se sont succédés dans le bassin versant de la Volta Blanche, (maintenant le Burkina Faso) et dominent le cours supérieur de la Volta à partir du XIe siècle ou entre les XVe et XVIe siècles, selon l’historien Michel Izard, jusqu’à l’arrivée des Français en 1896 et à la création de la Haute-Volta en 1919.
Leur histoire, qui s’étend sur plusieurs siècles, s’articule autour de dynasties conquérantes, d’une organisation politique structurée et d’une culture unifiée malgré une composition ethnique et linguistique diverse.
Le développement des royaumes Mossis s’organise en trois phases principales : maturation, conquête et stabilisation.
En français on utilise plutôt le terme « mossi », alors qu’en langue mooré, on dit « moosse » (pluriel de « moaga »).
Le vocable a connu une évolution sémantique. « Moogo » ou « Mogho » a d’abord désigné l’herbe, puis les gens qui habitent la brousse, c’est-à-dire loin de chez eux pour qualifier les descendants de la princesse Yennenga qui a fui son royaume pour habiter loin ; ensuite les incirconcis qu’étaient les Mossi par opposition aux musulmans.
Descriptif de l'objet
Le haut du manche sculpté de ce petit couteau rappelle nettement les têtes des célèbres poupées, l’une des principales productions des sculpteurs Mossi.
Le corps de la poignée est de base cylindrique, légèrement galbé jusqu’à la ligne d’épaule, marquée par une diminution de diamètre représentant le cou.
Ce cou surmonté d’une tête à volume plat sur les profils, est étiré vers l’avant et un peu moins sur l’arrière.
L’avant est biseauté sur l’épaisseur en vertical où on voit deux petits trous pour les yeux et deux autres en dessous pour le nez.
Les profils sont ciselés représentant des sourcil, la bouche en coin,les yeux triangulaires, une coiffe en crête retombant derrière et sur les oreilles.
Deux seins géométriques, bien pointus, descendent des épaules sur l’avant du corps scarifié de deux lignes verticales et deux autres horizontales qui se croisent.
Ces lignes représentent les quatre chemins pour accéder au rituel du Poro dans les bois sacrés, tout comme chez les Sénoufo.
Une perforation est présente dans la largeur basse du manche, avec une agrafe en fer traversante, repliée de chaque côté et passant certainement à travers la lame pour la fixer au manche.
La lame est en fer, courbée en bout à peine bombé, possède de nombreuses marques de martelage.
Elle est fine, affutée des deux côtés et extrêmement coupante.
L’étui est en cuir foncé replié est fixé par laçages avec deux liserés écrus et un renfort en haut où est fixée une tresse en cuir servant de poignée de transport.
L’étui est gravé de motifs cosmogoniques linaires et d’un bouquet de petites lanières de cuir en terminal.
@ll@n