Couperet Bamiléké 1
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 12,5 cm au plus large.
- Hauteur :
66 cm. - Poids :
955 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois, laiton, cuivre, zinc. - Pays :
Cameroun, Grasseland. - Peuple :
Camerounais. - Ethnies :
Bamiléké, Tikar, Bamoun. - Période estimée :
Années 1920-1930 - Autres informations :
Intermédiaire Karl Martinenghi.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Panga na visu, Manfred A. Zirngibl & Alexander Kubetz p 54/61.
Synopsis
Les Couperets
Ces couperets nommés à tort épées courtes sont en général plus larges en bout que le reste de la lame et elles sont assez lourdes et épaisses.
Certaines sont faites d’une seule pièce, poignée comprise.
Vient ensuite un habillage sur la poignée en différentes matières : cuir, tressage, métaux divers etc…
Il en existe à poignée rapportée sur la soie.
Créées initialement pour la guerre, ces armes sont devenues au fil du temps des armes de parades et d’ostentations, arborées lors de manifestations et cérémonies.
Souvent décorées de ciselures fines et de grandes compositions, ces armes permettent d’apprécier la qualité du travail de leurs forgerons.
Celles-ci nous proviennent des plaines herbeuses du centre du Cameroun, habitées par les Tikar, Bamoun, Bamiléké et plusieurs autres petits groupes ou royaumes bien connus par leurs sculptures.
La largeur de ces lames en bout est un concept, inconnu chez nous, elle vise simplement à augmenter le poids vers l’avant et, par là, à accroître l’impact au moment de la frappe.
Chez les Bamiléké, il aurait servi à enlever la mâchoire inférieure des ennemis vaincu.
Ces couperets possèdent souvent des fourreaux rectangulaires avec de larges poignées sur les côtés.
Ils sont souvent fabriqués en bois, recouverts de tissu, de peaux, de rotang tressé et autres.
Descriptif de l'objet
Grand couperet des chefferie Bamiléké, à lame large, rectangulaire et large avec évasement terminal formant un bout bifide.
La lame est épaisse, très légèrement bombée de chaque côté.
Elle est affutée sur tout le tour sauf en intérieur de la partie bifide.
Cette lame est décorée différemment sur toute sa surface et sur les deux faces de ciselures extrêmement fines, florales et linaires.
Un vrai kaléidoscope de formes et de précisions, une parfaite harmonie de hachurage, de courbes, de droites et de pointage.
La soie épaisse traverse la poignée et dépasse en forme de cône à pans dans le bout en cuvette de la poignée en bois.
La poignée est en bois, une grosse base elliptique au départ puis cylindrique sur un épaulement inférieur tombant sur un large bulbe demi-sphérique côtelé profondément, se terminant par une partie cylindrique de diamètre inférieur avec une cuvette déjà citée.
Le bord de cette cuvette est recouverte de zinc, l’épaulement inférieur de fil de cuivre enroulé et la poignée d’une magnifique feuille épaisse de laiton couverte de décors au repoussé en forme de cartouches superposés horizontalement avec différents reliefs.
Sans aucun doute, cette arme hiérarchique est une œuvre pour un notable, une arme de statut et de roi.
@ll@n