Ngbaka 3

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 18,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
    54,5 cm.
  • Poids : 
    540 grammes.
  • Matériaux : 
    Cuivre, bois.
  • Pays : 
    République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Bantou.
  • Ethnies : 
    Ngbaka.
  • Période estimée : 
    Années 1900-1920
  • Autres informations :
    Vente de Nantes, J-Yves Coué.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale Armes d’Afrique centrale p 130 Jan Elsen .
    Fatal Beauty traditional weapons from central Afica, p 130.


Synopsis

Scène d’exécution

Le 3 octobre 1883, Coquilhat et le lieutenant Vangele assistent à une exécution chez les Ngata.
Dans la large rue, sont réunis du côté gauche, les tambours en bois, tous verticaux sauf un, les gongs de fer et les trompes d’ivoire.
Les sons variés de tout ces instruments se mêlent en une cacophonie violente.
Du côté droit, se pressent en rangs multiples en se trémoussant de joie, les spectateurs ornés de leurs plus beau atours : plumets, bonnets en peau de singe, peinture de fête, pagnes de grand gala.
Les musiciens et la foule dessinent un cercle formant le lieu de sacrifice.
Au milieu et placé dans l’axe de la rue, seul le malheureux destiné aux trépas, complètement nu et noirci, est assis sut trois petits rondins de bois, à dix centimètres du sol, les jambes étendues.
Un pieu, remontant jusqu’à ses épaules, est placé derrière le dos de la victime.
On y fixe son buste et le haut des bras.
Les mains, tombant un peu en arrière du corps, sont attachées au sol par de petits piquets.
Un second pieu est enfoncé dans la terre le long de la poitrine.
Les pieds sont maintenus de la même manière que les mains.
Puis à quatre mètres devant, une grande perche  est enchâssée verticalement en terre.
Un homme grimpe au sommet et s’y laisse pendre arquant la perche vers la tête du malheureux.
Celle-ci est prise dans un filet en fibres de jonc, terminé en haut par une ganse que l’on passe sur l’extrémité de la perche recourbée.

Le bourreau parcourt la place en brandissant son énorme couteau, il se débarrasse de son manteau, s’arc-boute sur le flan gauche de l’esclave, face à lui, la main droite appuyée à terre.

Il se frotte la joue avec un peu d’argile, se redresse, fait un mouvement d’essai et, d’un coup brusque, frappe l’infortuné.
La tête violemment enlevée par la perche, décrit une trajectoire sanglante et vole au loin.
Aussitôt le peuple se rue, couteaux levés, sur le tronc décapité d’où le sang jaillit en fontaine, et la chair, encore palpitante, est tailladée en tous sens.
Saisis d’horreur, nous quittons précipitamment le champ d’exécution.

(Coquilhat, 1888,pp.252/259).         

 

Descriptif de l'objet

 

Grand couteau de parade et de notable, pièce rare entièrement en cuivre.

Ce couteau possède une lame épaisse avec un corps régulier, parallèle arrondi en s’approchant de la soie. 
Le haut du corps s’évase sur une tête à deux bras en arc formant presque un rond avec au centre une partie en rectangle légèrement conique finissant la partie axiale de cette arme de parade.

Au centre de la lame se trouve une ligne formée de ciselures en formes de feuilles de fougères en relief bordée sur le côté droit d’une magnifique ligne de double arc de cercles les uns sous les autres.  

On trouvent également une ligne de fougère le long du cercle intérieur de la tête et le long de la partie rectangulaire centrale.

En haut, sous la tête de chaque côté de la ligne axiale  se trouve deux boules de points ciselés

Ce centre de lame plus sombre de chaque côté de l’axe est couverte de marquages sur toute sa surface y compris sur la tête.
Toutes les ciselures est marquages sont représentées sur les deux faces de cette arme hiérarchique.
La poignée en bois monobloc est simple et typique de ce type d’arme Ngbaka.
La partie haute est de forme elliptique et le bout est en forme de pointe diamant à pans.
 

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