Ngulu 5
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 16 cm au plus large.
- Hauteur :
57,5 cm. - Poids :
577 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois, laiton. - Pays :
République Démocratique du Congo. - Peuple :
Bantou. - Ethnies :
Ngombé, doko, Iboko. - Période estimée :
Années 1880-1920 - Autres informations :
Ex collection Luc Lefebvre.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Beauté fatale, armes d’Afrique centrale Jan Elsenp 128.
De fer et de fierté p 152/155.
Léopoldville Liège / Liège Kinshasa,
les collections africaines de l’université de Liège.
Synopsis
Le Congo ou République du Congo 5
La colonisation 2
Les domaines de ces sociétés sont immenses, variant de 200 000 à 14 millions d’hectares.
Le système est mis en place par Eugène Étienne, alors sous-secrétaire d’État aux colonies.
Cependant, des abus sont enregistrés.
Ainsi, Théophile Delcassé, autre sous-secrétaire d’État aux colonies, accorde sans publication officielle du contrat, une concession de 11 millions d’hectares (soit 1/5 de la France), située dans le Haut-Ogooué.
De mars à juillet 1899, Florent Guillain, ministre des Colonies, accorde quarante concessions au Congo français, quant à lui par décret, comme l’indique le rapport Brazza.
Ces concessionnaires ont pour investisseurs de nombreux actionnaires, dont Léopold II de Belgique.
Ce dernier achète cependant ses actions sous un faux nom.
Ce fait, découvert après la mort du souverain, choque les autorités françaises de l’époque, constatant l’exploitation incognito et à moindres frais de leur colonie par un pays étranger.
Les conditions très dures d’exploitation de la colonie (cf. chemin de fer Congo-Océan construit de 1921 à 1934) expliquent que le nationalisme se soit vite développé au Congo.
En 1926, André Matswa fonde une amicale chargée de venir en aide aux anciens combattants des régiments de tirailleurs africains, ayant participé aux côtés de l’armée française à la Première Guerre mondiale.
Cette amicale devient vite un mouvement de protestation.
L’administration coloniale prend peur et fait incarcérer Matsowa, qui meurt en prison en 1942, dans des conditions restées obscures.
Le mouvement se transforme alors en une Église qui recrute surtout dans l’ethnie d’origine.

Chef Ngombé, visage entièrement scarifié.
Descriptif de l'objet
Grand couteau d’exécution Ngulu massif de première génération, c’est-à-dire antérieur à 1920.
On les reconnaît à leur forme relativement trapue ainsi que leur poids plus lourd.
Cette lame possède un corps large, lourde en fer natif très affûtée présentant deux compartiments verticaux à bords flashés suivant les courbures de la lame.
La partie de droite est ciselée de lignes parallèles profondes, verticales, irrégulières, partant de l’axe central en recto-verso.
Sur la partie basse de gauche se trouvent trois rigoles en rainures larges, profondes entres deux bourrelets assez fins ciselés de flashs en croisé très réguliers.
Ces rigoles sont arrêtées par un double cartouche rempli de lignes croisées bordées chacun de deux lignes droites ciselées horizontalement.
Le croissant supérieur présente trois plans, donc un légèrement concave au centre et un en pente d’affûtage large.
La poignée en bois elliptique et triangulaire supporte trois formes de toupie en dégradé vers le bas.
Celle du bas étant nettement plus petite, elles sont toutes recouvertes de clous en laiton.
La partie triangulaire est recouverte de bandes de fer et de laiton enroulés, marquées d’une empreinte verticale.
Le bas de lame est couvert d’un enroulement de fil de laiton.
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