Banda Oubangui 3
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 5,5 cm au plus large.
- Hauteur :
40,5 cm. - Poids :
153 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois. - Pays :
Oubangui, République Centrafricaine. - Peuple :
Banda. - Ethnies :
Banda, Gbanda, Togbo. - Période estimée :
Années 1880-1920 - Autres informations :
Salle des vente enchères Cornette St Cyr,
Ancienne collection d’Armand Marcel Fontaine.
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
Ubangui : Grootaers Jan-Lodewijk (auteur) et Raymond Boyd.
Synopsis
Les Banda : les groupes et l’individu
suite 3
La première impression d’une société fortement structurée, que donne l’étude des Banda, est donc superficielle.
Elle ne se prolonge pas sur le plan politique ; il n’existe pas de dynasties de chefs, ni de classes dirigeantes comme chez les Azandé plus à l’est.
Certes, il y avait des chefs, – et aussi des pratiques collectives – mais leur influence était limitée.
En matière économique, en matière religieuse, le chef de famille réglait ses affaires seul.
Jusqu’en 1915, ce peuple offrait l’aspect d’une poussière d’unités familiales ; chacune d’elles vivait en autarcie, ou en anarchie, au centre de son petit défrichement de brousse, périodiquement déplacé par l’épuisement des sols ou la menace des cavaliers du nord.
Chacune d’elles était reliée à ses voisines par les cérémonies de funérailles, les échanges de femmes etc.
L’articulation des tribus et des clans repose uniquement sur la filiation paternelle; elle n’a guère d’autre conséquence sociologique que l’exogamie qui se situe au niveau du clan.
Au niveau du lignage et en dessous, c’est surtout une classification commode, mise en place inconsciemment et érigée en habitude par les individus.
La situation démographique des Banda est celle d’un peuple stationnaire ou en faible augmentation.
Mais elle varie considérablement de tribu à tribu. La mortalité infantile est élevée comme partout dans le pays.
La fécondité des femmes est beaucoup moins grande chez les Banda que chez les Manjia.
Ceci est dû au grand nombre de femmes qui, notamment parce qu’elles ont été mariées trop jeunes, n’ont pas d’enfant.
Réf : Michel Georges La vie rurale chez les Banda (République Centrafricaine),
Les Cahiers d’Outre-Mer Année 1963.
Descriptif de l'objet
Cette épée courte collectée en Oubangui fait partie d’un lot de trois, certainement fabriquée par le même forgeron et faisait partie de la collection d’Armand Marcel Fontaine.
Celle-ci possède une lame plus longue, lancéolée à pointe triangulaire et renfort axial en décalé, c’est-à-dire un demi-plan plus haut que l’autre.
Ceci rend la lame beaucoup plus rigide, d’autre part elle est bien affûtée et présente des traces fines de martelage.
La poignée en bois présente une chape évasée plus large que la lame, un corps cylindrique avec une tête anthropomorphe sculptée en terminal.
La tête avec une face concave en forme de cœur présente deux petits yeux creux en amande, un nez épaté et une petite bouche creuse et prognathe.
Deux belles oreilles en bon relief et creuses à l’intérieur sont présentes.
Pour cette épée courte, la coiffure et marquée par des ciselures parallèles partant du front haut et retombant derrière sur la nuque.
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