Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Banda Togbo 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 4 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     27,5 cm.
  • Poids : 
    147 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois.
  • Pays : 
    Oubangui, République Ventrafricaine.
  • Peuple :
    Banda.
  • Ethnies : 
    Togbo, Yakpa.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1910
  • Autres informations :
    Ancienne collction Marc Deotte.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Ubangui : Grootaers Jan-Lodewijk (auteur) et Raymond Boyd.

Synopsis

Les Banda : culture du coton

Les exploitations agricoles ont été identifiées aux ménages. 
Le jeune Banda commence en effet sa case et son champ à peu près en même temps.
Le champ, une fois nettoyé et balayé, est semé par des équipes ; c’est le seul cas d’entraide agricole.
Ces équipes groupent autour de l’exploitant une dizaine de parents et de voisins.
Les hommes piquettent deux côtés opposés du champ, tous les 50 cm, et font glisser une ficelle de piquet en piquet, pour guider ceux qui font les trous.
Munis du langba, bâton à « fouir » terminé par un fer de houe, ceux-ci creusent des trous de 3 à 6 cm de profondeur, tous les 25 cm environ.
Derrière eux, les femmes laissent tomber 5 ou 6 graines dans chaque trou ; d’autres femmes ou des enfants, d’un revers du pied, replacent un peu de terre dans les trous.
Un champ est semé en quatre heures : 64 ares pour dix personnes.
Le coton fait par la suite l’objet d’un démariage à deux plants, un mois après les semis, puis de deux sarclages pour supprimer l’impérata qui repousse très vite.
La récolte est faite par les hommes et par les femmes.
Après séchage et léger battage pour l’aérer, le coton est trié au village en coton blanc et coton jaune.
Le rendement au triage peut être évalué à un kilo à l’heure.
Le coton trié est tassé dans des paniers de « bambous »; il faut soixante écorces, c’est-à-dire quinze bambous, pour faire un panier.
Cela représente deux heures de travail.
Les paniers sont ensuite placés sur des claies le plus souvent sous abri, où ils attendent le marché.
La récolte est entièrement commercialisée.

 Réf : Michel Georges, La vie rurale chez les Banda (République Centrafricaine),  
Les Cahiers d’Outre-Mer, année 1963.

 

Descriptif de l'objet

 

Cette épée courte à été collectée en Oubangui, elle faisait partie d’un tableau de plusieurs armes datant toutes de 1880 à 1910 environ. 

La lame est en fer forgé ; la base, avant la soie, est épaisse et enflée sur sa largeur. 

Une lucarne traversante au centre, de forme ovale avec ornementations ciselées autour se poursuit avec une forme lancéolée.
Cette partie lancéolée possède une arête d’affûtage légèrement inclinée, de chaque côté de coupe, un peu comme une hélice.
La lame est très rigide et assez trapue.

La poignée en bois forme un cône assez long avec en bout une ogive conique inversée se terminant en pointe relative.

Cette poignée présente des striures verticales très serrées de haut en bas.

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