Mossi 3
Fiche technique
- Taille :
Largeur de tête : 35 cm au plus large.
- Hauteur :
38 cm. - Poids :
330 grammes. - Matériaux :
Fer forgé, bois. - Pays :
Burkina Faso, Ex Haute Volta. - Peuple :
Gouro. - Ethnies :
Mossi. - Période estimée :
Années 1910-1930 - Autres informations :
Collection Mémoire-africaine.
- Réf. littéraires :
En attente!
Synopsis
Danses traditionnelles
Mossi 2
Le Liwaga :
– Liwaga est surtout pratiqué lors de funérailles et d’autres cérémonies commémoratives.
Les danseurs portent des tenues de deuil et dansent lentement, en chantant des chants funèbres.
Le Djoro :
Danse du pays Lobi et pratiquée lors de cérémonies de guérison et de purification.
Les danseurs portent des costumes en pagne tissé et dansent en faisant des mouvements lents et gracieux.
Voici pour les danses, il faut savoir que le décès d’un homme donne lieu à deux cérémonies distinctes, qui peuvent être très éloignées l’une de l’autre dans le temps : l’enterrement d’une part, les « funérailles » (en moré : kouré) d’autre part, qui doivent permettre à l’âme du défunt de rompre ses liens avec le monde des vivants et de rejoindre ses ancêtres.
Les étapes de ces cérémonies « jeu », au sens théâtral du terme, est appelé suku, ce que l’on peut traduire par « danse du masque noir ».
Enterrement et funérailles donnent chacun lieu à un suku particulier ; dans le premier cas, il s’agit du rag-nor suku, « danse du masque noir devant la porte de la case » (sous-entendu : du mort) ; dans le second cas, il s’agit du wé-keeng suku, « danse du masque noir dans la brousse lointaine ».
Réf: Systèmes de pensée en Afrique noire (le deuil et ses rites).
Descriptif de l'objet
Hache ou sceptre de danse « zoomorphe » Mossi, du Burkina Faso.
Belle hache au manche en forme de houe au corps cylindrique légèrement arqué et évasé en bout.
En haut, le manche augmente de diamètre et se déporte en angle formant une tête d’oiseau à bec conique, avec en arrière une crête conique courte mais désaxée du manche.
Le corps est extrêmement gravé et décoré sur toute sa surface, y compris la tête conique en haut.
Seule une bande verticale côté lame est nue.
Le manche est réparti en deux parties inégales limitées par deux parties annelées, et une annelée conique en bas.
La partie basse, la plus longue, côté dos est gravée d’une ligne de losanges hachurés entres eux, cernés verticalement de lignes parallèles produisant trois cartouches longs et verticaux.
De chaque côté, une rangée de triangles bases contre la ligne et pointes opposées marquées d’un petit trait.
(Ce genre de décor se retrouve sur certains couteaux de jet Ingessana du Soudan.)
La partie haute est gravée de lignes verticales et de petits cartouches de lignes croisées.
le haut de tête est marqué d’une frise en fougère et les côtés, de lignes brisées et linaires.
Le bec du manche supporte une longue lame pas très large à bout conique et fendu, engoncé sur le bec et maintenu par un clou en fer.
La lame est courbe, la partie plate est couverte de décors ciselés en lignes alternées avec des lignes de points et de petites bandes hachurées horizontalement et verticalement.
Toutes ces ciselures et décorations ne sont présentes que sur la face avant, la face arrière étant plane et lisse.
@ll@n