Cimier Yoruba "Egun" / Nigéria

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Tchokwé Lunda 2

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 35,5 cm au plus large. 
  • Hauteur :
    41 cm.
  • Poids : 
    1005 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, cuivre, bois.
  • Pays : 
    Angola, République Démocratique du Congo.
  • Peuple :
    Bantous.
  • Ethnies : 
    Tchokwé, Lunda.
  • Période estimée : 
    Années 1950
  • Autres informations :
    Ex collection Belge.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale armes d’Afrique centrale p 250,
    Jan Elsen.

Synopsis

Religion Lunda

Les Lunda croyaient en un dieu suprême, Nzamb Katang, créateur de toutes choses sur terre, qui n’intervenait pas dans la vie des croyants. 

Ceux-ci dialoguaient, autour d’arbres sacrés Mulembr, avec les esprits des forces de la nature et de leurs ancêtres, pour lesquels ils déposaient des offrandes de nourriture. 

Soleil, étoiles, planètes, saisons, phénomènes climatiques, sols, eaux, espèces végétales et animales étaient, pour eux, les manifestations visibles du monde spirituel, gouverné par Nzamb Katang, complexe et hiérarchisé à l’image du monde matériel. 
La mort était perçue comme une renaissance dans ce monde spirituel : c’était l’occasion de cérémonies festives et, pour que les esprits puissent accueillir parmi eux celui du défunt, son corps était rituellement déposé dans la nature, dans des périmètres sacrés où faune et flore le recyclaient rapidement.

Les prêtres et devins s’astreignaient à des jeûnes, fumigations et prise de substances hallucinogènes qui leur donnaient accès au monde des esprits et établissaient ainsi une communication avec le monde des vivants. 

La cérémonie de la circoncision, le Mukand, était, pour les garçons, l’un des rites initiatiques de passage de l’enfance à l’adolescence, tout comme le mariage, qui engage deux familles et entraîne l’observance de divers rituels pour sceller l’alliance entre les deux familles. 

En revanche, les Lundas ne connaissaient pas l’excision. 

Toutes ces pratiques ont été combattues au XXe siècle par les missionnaires belges ou portugais qui les considéraient comme de la « sorcellerie » et, comme beaucoup se transmettaient par voie initiatique et ont disparu avant d’être scientifiquement observées et décrites, leurs détails sont perdus à jamais. 

 

 

Descriptif de l'objet

 

Grande hache de prestige Lunda-Tchokwé.
La lame possède un corps fin avec un grand évasement large formant une pointe extérieure de chaque côté. 
La tranche de coupe est bombée sur son centre et se creuse de chaque côté pour remonter légèrement sur les extrémités formant les deux pointes. 

La  surface de forge est assez grossière et crevassée par endroits, peut-être est-ce dû à de l’ancienne rouille enlevée.

Cette lame est perforée au centre de quatre double traits formant deux carrés l’un dans l’autre.
De chaque côté se trouvent deux lucarnes de forme triangulaire avec la pointe aigüe dirigée vers les pointes extérieures de la lame.

La poignée en bois, au corps cylindrique au départ, augmente de volume et se courbe fortement vers l’arrière en prenant la forme d’une tête « de cheval »  en terminaison.

Le manche est recouvert de clous anciens en fer plus ou moins en ligne avec quelques vides savamment laissés et symétriques.
Le bas de poignée, en forme de toupie à double cône inversé, pointe vers le bas et est également recouvert du même cloutage.
La prise en mains au dessus est entourée de fils de cuivre assez épais.

@ll@n