Momvu Budu 1

Fiche technique

  • Taille
    Largeur de tête : 20 cm au plus large. 
  • Hauteur :
     37 cm.
  • Poids : 
    375 grammes.
  • Matériaux : 
    Fer forgé, bois, Bande et fils de laiton.
  • Pays : 
    République Centrafricaine, Sud Soudan, Ouganda.
  • Peuple :
    Congolais.
  • Ethnies : 
    Momvu, Budu.
  • Période estimée : 
    Années 1880-1900
  • Autres informations :
    Ex collection Éric Claude.
    Collection Mémoire-africaine.
  • Réf. littéraires : 
    Beauté fatale Jan Elsen p190.
    Tribal arms monographs vol 1/n°3 p 24.

Synopsis

Le Haut-Uélé et ses frontiéres 1


Si nous remontons au XVIIIe siècle les Azande occupèrent peu à peu une bonne partie du nord de l’Uélé où ils s’affrontaient aux Mangbetu qui, quelques années auparavant, avaient mené des combats contre les Mayogo et les Mamvu.

Vers 1860 le commerce avec Khartoum accroît la puissance des chefs azande qui vendaient des esclaves aux Arabes en échange des fusils.

Dans le nord du Congo, dans l’Uélé, la traite se fait par Dem Ziber (Soudan) vers Le Caire (Égypte) ou Tripoli (Libye).
Ces chefs trafiquants deviennent des sultans et en 1879 ils reconnaissent la souveraineté de l’Égypte.
Mais suite à l’éviction de l’Égypte de la région en 1884, le commerce s’arrête pour les chefs Azande qui commencèrent à utiliser leurs armes pour agrandir leurs territoires.
Contrairement aux hégémonies Luba-Lunda, en déclin au XIXe siècle, les Azande connaîtront leur apogée.
Arrivés par le sud en 1890, les Belges mettront vingt-deux années pour conquérir l’ensemble de la région de l’Uélé après avoir démembré systématiquement les chefferies azande et mangbetu.

Ils finiront par s’appuyer sur elles pour asseoir leur autorité.

Selon Jan Vansina, la plus grande partie de la savane entre Mbomu et Uélé était occupée par les Azande, tandis que les forêts au sud du fleuve étaient habitées par les Mangbetu et leurs voisins, les Mamvu et Mangbutu du Haut-Bomokandi.

                                                    Jeune femme Momvu.

Descriptif de l'objet

 

On peut considérer que cette faucille fait partie du premier groupe, les deux faces de cette lame ont été travaillées sans nervure superposée, ce qui me pousse à penser à un travail de forge Momvu, Budu.
« Influence Mangbetu bien sûr ».
De plus, une seule excroissance est présente apparemment il n’y en a jamais eu sur l’extérieur.
La forge est ancienne, la lame est usée, les trous ont du mal à être ronds.
La poignée de ces modèles est classique, la partie elliptique est recouverte de fils de laiton tressés et de bande du même métal.

On voit des petits cercles de métal incrustés dans le bout de la poignée.

 

@ll@n